Réflexion

Une Très longue absence

Wahou, je m rends compte que ça va faire des mois que je n’ai pas donné de nouvelles ici… Alors je vais essayé de faire un résumé de tout ce qui se passe actuellement dans ma vie.

Dans mon programme, j’avais prévu de rester jusqu’à mars chez ma mère, et puis de reprendre la route du voyage, mais entre temps, un maman que je connais, cherchée désespérément une baby-sitter pour ses 3 enfants (problème de nounou), alors je suis restée. Puis comme pour tout le monde, le virus et avec lui, le confinement est arrivé alors me voilà confinée chez ma maman. Je suis heureuse de ne pas être partie. Car seule, j’aurais eu du mal à gérer le stress de tout ça.

Bref, comme tout le monde le confinement nous apprend à nous remettre en cause… Je pense que pour moi, les études c’est fini, ou alors en grande pause. Le système scolaire n’est pas fait pour moi, trop de pression, trop de mal être, trop de stress. Je l’ai toujours très mal vécu alors pourquoi y retourner ? Pourquoi me torturer avec des études qui me rendent dépressive?!

Alors fini pour moi la psycho (la formation car les livres, je les dévore toujours). Mais qu’est-ce que je vais pouvoir faire de ma vie, je n’ai pas de diplôme… Puis un rêve est revenu incidieusement, celui de vivre « hors système », de vivre en autonomie, ou le plus possible, d’avoir mon jardin, et des panneaux photovoltaïques, utiliser l’eau du puit, et avoir mon petit élevage. J’en ai parlé avec ma famille (ma mère, ma soeur et son mari). Au début, ils étaient partant, vivre tous dans la grande ferme familiale et la rendre autonome pour vivre en autonomie le plus possible. Mais le confinement oblige, nos caractères très distincts ont explosé… Vivre ensemble, les uns sur les autres n’est pas fait pour nous… Alors grande réflexion… Ma mère parle alors de nous répartir les terrains pour que chacun y trouve son compte, alors nous voilà dans la réflexion de l’héritage avec ma soeur… Dur dur…

Finalement je ne perds pas mon idée, vivre au maximum en autonomie, mais se lancer seul, c’est dur… Et puis trop de questions, est-ce que je reste dans la maison familiale, est-ce que je trouve un autre terrain, est-ce que je cherche un travail fixe, ou le salaire que je gagne en aidant ma soeur à sa ferme me suffit pour le moment… Trop de choix s’offre à moi et c’est aussi ça la liberté, j’aime cette sensation que j’ai de pouvoir faire ce que je souhaite de ma vie, d’être libre de choisir mon avenir. Alors pour le moment c’est réflexion, mais dans le bonheur. En ne perdant pas de vu, l’idée de faire un tour du monde en vélo

Je découvre que je suis libre, ma vie n’a pas un chemin tout tracer, à moi de choisir où je souhaite aller !!

Bien à toi

Décembre

Le Retour…

Je sais qu’il y a bien longtemps que je ne t’ai pas donné de nouvelles, pendant que j’étais en voyage, je n’avais plus envie de partager, je voulais garder bien au chaud dans mon cœur tout ce que je vivais.

Ça va faire 3 semaines que je suis de retour chez ma maman et voilà un petit bilan de ces presque 3 mois de voyage et des nouvelles de ma petite personne. Durant mon voyage j’ai beaucoup appris à me faire confiance, à faire un choix quand plusieurs alternatives me plaisent. J’ai aussi bien apprit a faire confiance à l’autre, tel qu’il soit, maintenant je sais que je peux m’en remettre entièrement à lui, dans la grande majorité des situations, on s’en sort au mieux. J’ai découvert une face de l’humanité qui m’était encore inconnue, une face bienveillante et humaine, une face joyeuse et pleine d’espoir, l’Homme est bon, mais l’humanité le sali… J’ai aussi comprit l’importance de l’entourage, la chance que j’ai de ne jamais être seule, la chance de pouvoir appeler quelqu’un à n’importe quel heure quand ça ne va pas, la chance de pouvoir profiter d’un dimanche fait entièrement de jeux de société. J’ai découvert qu’aujourd’hui je n’ai pas les mots pour raconter mon aventure, que les émotions m’empêchent de bien la raconter, que mon coeur bat à la chamade quand j’aborde ce sujet, alors pour le moment, je garde en moi ces souvenirs, j’évite le sujet, c’est encore trop présent, mais je sais qu’un jour je pourrais en parler. J’ai consolider mon envie d’être utile, d’aider les personnes que je rencontre, c’est un défaut de mon voyage, il est égoïste et je ne viens en aide à personne… Mais bon pour le moment j’en profite. Ai-je répondu à mes questions sur mon avenir ? Non, je ne sais plus bien si psy m’attire réellement comme métiers mais une autre idée a germée, une idée absurde, que je garde pour moi pour le moment, car pas assez concret, réalisable, ou envisageable mais peut être qu’un jour je me lancerais.
Alors est-ce que je vais me relancer dans mon aventure, bien sûr ! Mais avant objectif permis, je ne pars pas tant que je ne l’ai pas, sinon je sais que jamais je ne serais assez motivée pour le passer.
Je vais sous peu devenir directrice de séjour adapté pour personnes handicapées mentales, et le permis va vite être essentiel, si ce n’est juste en cas d’urgence…. J’ai la joie au cœur, c’est bientôt Noël, fête que je porte fort dans mon coeur, mon père est décédé juste après Noël il y a déjà quelques années, et pour moi la fêter comme il se doit, c’est lui rendre honneur, c’est une manière de fêter en sa mémoire. Depuis toute petite chaque année, nous fabriquons une crèche avec un thème particulier, cette année nous avons imaginé que Jésus naissait dans l’espace, chez des extraterrestres, thème que de nombreux catholiques definiraient comme blasphématoire mais pour nous, c’est notre façon à nous de vivre notre Foi.
Dernière nouvelle, je vais bientôt (enfin) avoir ma propre part dans ma maison. C’est compliqué à expliquer mais nous habitons une grande ferme pour il y a la maison principale où ma mère vit et où j’ai ma chambre, un studio où ma soeur et son mari vivent, et un logement qui était en location. Mais bientôt ma soeur et son mari vont s’installer dans la location et je vais avoir le studio, ça me fait tout drôle de me dire que je ne vais plus habiter avec ma mère, mais que je vais avoir mon logement à moi. Mais j’ai tellement hâte aussi.
Bien à toi ! Et surtout merveilleuses fêtes.

Mes ressentis

Lettre à Eyota

Je suis enfin prêt. J’enfourche mon vélo. Je fonce. Le vent me renifle. J’ai 10 ans. Le présent est un cadeau somptueux.
Parfums – Philippe Claude

Aujourd’hui j’ai envie de te parler, à toi, Eyota, « Yoyo » pour les intimes, toi qui me porte au quotidien, toi contre qui je m’énerve quand rien ne va plus, toi que je cajole quand je suis heureuse de ma journée, toi que je sollicite bien souvent trop, toi que parfois je néglige, et qui sait me le rappeler, toi qui est devenue par défaut ma seule compagne de voyage, toi qui est la seule à vivre ce que je vie, toi qui sais tout de moi. C’est bien trop souvent toi qui endure ma colère, je te lance par terre, sans douceur, je te laisse t’effondrais quand tu n’y mets pas du tien, je te néglige lorsque je suis fatiguée, je te menace de t’abandonner quand tu ne m’aides pas, je te malmène par certains chemins, je te charge d’un poid bien trop considérable pour tes petites roues. Je ne prends jamais assez de temps pour prendre soin de toi, car oui, il t’arrive d’avoir tes humeurs, de ne plus vouloir tenir droite, me forçant à te soulever, toi et ta charge à bout de bras, il t’arrive de casser, de céder sous le poid de l’effort, de crever, de grincer pour je ne sais qu’elle raison, il t’arrive de dire stop, de bloquer ta roue, ou ton frein quand tu faiblis, c’est alors que je m’énerve contre toi… Mais j’ai tord, je devrais plutôt m’en prendre à moi, c’est moi qui te malmène ainsi, c’est moi qui ne prends pas soin de toi, c’est moi aussi qui n’écoute pas assez tes plaintes, car avant de lâcher, bien souvent tu me le dis, tu grinces, tu bloques, tu cliquetiques, tu as de multiples moyens de me faire comprendre que tu as besoin de soin, mais bien souvent, je les ignore, et reste sourdes à tes appels. Dans tout ça, je ne te remercie que très peu, je ne prends que peu de temps pour te faire briller, t’huiler, t’enlever la saleté, te resserrer les vis, et vérifier que tu ne fatigues pas, toi non plus des longues journées. Alors aujourd’hui j’ai envie de te remercier, pour toutes ces descentes où je me laisse porter par tes roues, pour ces jours où tu résistes à tout, sans faiblir une seule fois, pour ta selle qui s’accomode de plus en plus à mon fessier, pour tes roues qui tiennent bien plus le coup que ce que j’aurais pu penser, pour ta béquille, malgré son manque de fiabilité, elle t’aide parfois à te tenir droite, m’évitant ainsi l’effort de te relever.

Je te promet que je vais essayer de faire des efforts pour prendre bien plus soin de toi, je sais que je ne suis pas parfaite, mais je fais tout pour m’améliorer, pour essayer de voir en toi plus de positif, te remercier plus pour tout ce que tu m’apportes au quotidien.

Il parait qu’un cycliste rêve toujours du prochain vélo qu’il acquierera, plus puissant, plus solide… Moi je ne veux pas te changer, si un jour je dois faire le tour du monde à vélo, je veux que ce soir avec toi.

Merci Eyota, pour tout ce que tu m’apportes au quotidien et pardon pour toutes ces fois où je te maltraite. Je veux que ce soit toi, la femme de ma vie.

Bien à toi

Non classé·Octobre

Que Dire ?

10 Octobre

Je me suis (enfin) éloignée du canal,c’était très beau comme paysage, j’ai adoré voir les écluses et parler à chaque bateau de croisière, mais après 2 semaines à le longer, c’était lassant. Bon je retombe vite à la réalité, il y a de nouveau des descentes, mais surtout des montées. Me voilà au beau milieu d’un col, je désespère un peu, j’admets qu’à un virage, lorsque j’ai constaté que c’était encore de la montée, j’ai fondu en larme, c’était bête et inutile, mais la fatigue physique se fait ressentir, d’autant plus que je me trimballe avec 2 tentes, et un peu trop de choses inutiles que je compte laisser chez mon frère, car je dois bien porter plus de 25 kilos je dirais… Me ressaisissant, je repars de plus belle, je me suis dis que j’allais jusqu’à Bordeaux aujourd’hui, j’y serais…. En chemin, un monsieur (assez âgé) me propose de goûter son rosé pamplemousse »le meilleur de tout les temps, car c’est moi qui le fait », comment refuser ? Me voilà à goûter son vin, qui est ma foi, pas mauvais du tout. J’apprécie cette compagnie, j’apprécie d’avoir enfin une vrai discussion avec quelqu’un, et j’apprécie vraiment cet homme, Jean-Paul (et son vin aussi !!). Il a rendez-vous alors notre rencontre s’arrête là, mais le souvenir perdure, et le mal de tête me rappelle cette rencontre, je n’ai vraiment pas l’habitude de boire, encore moins à jeun ni lorsque le soleil tape. Je me remets en chemin, j’ai un objectif à atteindre ! A 19h, il me reste encore presque 2 heures de route pour arriver à cette ville. J’appelle ma meilleure amie, je m’inquiète un peu, une fois à Bordeaux, je dormirais où ? Se sera trop tard pour demander l’hébergement, alors je lui demande de chercher un camping, qu’elle ne trouve malheureusement pas, elle trouve un hôtel peu cher, mais que je n’arrive pas à joindre… Tant pis, ce ne sera pas à Bordeaux que je dormirais, mais en camping sauvage, dans un endroit plein d’orties, et de trou, ma tente est mal placée, je dormirais donc les fesses dans une ornière, mon dos me le rappellera régulièrement durant le lendemain.

11 octobre

Aujourd’hui, c’est mon premier mois de voyage, ça fait un mois que je vie ainsi, et il est vrai que là, maintenant, je ne regrette pas de mettre lancée. J’arrive alors de bon matin à Bordeaux, enfin j’y suis. J’ai mal dormit, j’ai eu très froid, et j’ai très mal au dos… Mais je suis à Bordeaux !! Je ne rentre pas dans la ville car il y a trop de voiture, j’ai peur de ne pas être assez attentive, être en ville à vélo ne m’a pas laissé que de bonnes expériences à Lyon, alors tant pis, je poursuis ma route sans voir cette ville tant désirée. Je croise un couple de cycliste sur le bort de la route, qui a un vélo retourné à côté d’eux, je demande s’ils ont besoin d’aide. La madame répond qu’ils cherchent désespérément une pompe, je leur propose la mienne. Je sais que je n’ai pas fait grand chose et pourtant dans leurs regards, j’étais là sauveuse du jour.

Le reste de la journée est calme, je me pose dans un petit camping pour respecter mon contrat, je viens de passer une « ville-étape » alors j’ai le droit à ce petit plaisir, et j’en suis ravie.

12 Octobre

Nuit très agitée, à partir de 2h, je n’ai pas pu refermer l’oeil de la nuit, aucune idée de la cause. Alors c’est de mauvaise humeur que je remonte à vélo. Je me dis que ça doit être une journée courte. En chemin, je croise un homme, âgé qui m’interrompt dans ma course, il veut en savoir plus, tout en me laissant que peu de temps pour parler. De la rue il hurle à sa femme qu’il faut qu’elle vienne (et hurler est un terme bien faible comparé aux cris du monsieur). Elle aussi se passionne de mon voyage, tout en me parlant de ce qu’elle a lu/vu. La discussion se tasse, ils me souhaitent une bonne continuation et un bon voyage. J’enfourche de nouveau ma monture et appuis sur la pédale. A ce moment-là j’entends « Ça te dis un petit billet ? », n’étant pas certaine de ce que j’avais entendu, je demande de répéter, il me précise alors « oh ne t’attends pas à un billet vert, mais pour te soutenir ». Tellement surprise, je ne me souviens même pas avoir énoncé le côté sans-argent de mon voyage, que je refuse, tout en lui disant que sa proposition me touche beaucoup mais je ne peux pas accepter. Dans ma stupéfaction, je ne lui demande même pas s’il n’aurait pas plutôt de quoi manger, je ne lui demande même pas son prénom… Je repars en lui hurlant à mon tour un « Merci beaucoup quand même ». Je suis étonnée qu’il m’ait proposer de l’argent, comme ça, sans raison, juste parce que j’étais une cyclotouriste, sans même avoir expliqué que c’était du sans-argent. Je n’arrive pas à savoir si je suis touchée, étonnée, ou intriguée, peut-être que c’est un mélange de tout ça. En tout cas, je regrette de n’avoir pas prit le temps de lui expliquer mes besoins, s’il souhaitait vraiment m’offrir quelque chose…

Je repars assez intriguée par cette rencontre mais mon humeur n’est toujours pas au beau fixe. Alors j’écoute de la musique tout en pédalant. Elle m’entraîne loin, assez pour que j’oublie mes douleurs physiques (car après une belle chute mon poignet ne s’en remet toujours pas, j’ai du mal à le poser sur le guidon…), j’en oublie que je suis de mauvaise humeur et avance. Je ferais ainsi une 30aine de kilomètres. Puis je me dis que comme j’en ai ras-le-bol, je vais faire une journée courte et trouver un endroit pour ma tente. Mais me voilà en pleine camargue, oui, oui de la Camargue en Poitou, en tout cas, on s’y croirait presque, hormis les chevaux qui ne sont pas blanc, il y a les vaches, les taureaux, les canaux, le décors aride et sec. Dans un tel paysage, aucune possibilité de poser ma tente. Alors je continue, les kilomètres déroulant sur mon compteur, 50, 60, 70, jamais je n’ai fait autant, 83 kilomètres avant de (enfin) trouver un lieu calme pour y planter ma tente, heureusement car la nuit commence déjà à tomber, alors qu’il n’est que 17 heure, l’hiver arrive, je dirais…

13 Octobre

Rien à dire, je n’ai que peu avancé… Et je n’ai pas fait grand chose hormis lire dans un parc. Puis je suis allée planter ma tente non loin de la veille.

14 Octobre

Aujourd’hui j’avance ! Je fais alors du 20km/h, j’ai envie d’arriver dans deux jours ! En chemin je croise deux cyclistes, Guillaume et… (Bien incapable de me rappeler de son prénom, si tu passes par là rappelle le moi 😉). C’était une rencontre très agréable, ils sont woofers et se rendent de ferme en ferme à vélo, ils sont pour le moment dans une ferme sur les bords de la Gironde et repartent après en direction du Limousin. J’aime ces rencontres inattendues !

Un personne croisée me conseille de me mettre à l’abri, ils prévoient tempête. Mon objectif est alors d’atteindre Royan avant la pluie… Mais je n’y arriverais pas, alors malgré la pluie qui claque, le tonnerre grondant et le vent qui fouette, j’avance tant bien que mal jusqu’à Royan, où je craque de nouveau pour un camping… Je suis trempée jusqu’aux os et j’ai froid… Mais je suis heureuse dans deux jours je serais chez mon frère !

Non classé·Octobre

Motivation, Motivation !

09 Octobre

Je traine encore ce matin, je traine mais je me force, il faut que je m’y remette. Alors me revoilà sur les routes, j’ai plaisir à retrouver ce mode de vie, j’ai même un bon rythme. Puis je me « perds », je ne retrouve plus le canal, et je me rends compte que j’ai vraiment bien plus de plaisir à rouler hors d’une voie verte, le paysage est plus varié, mon attention est plus focalisée sur ce que je fais, je rencontre des personnes autres que des cyclistes, la route n’est ni droite, ni lisse… Finalement je retrouve le canal et avec lui, la voie verte. Bon je vais en profiter, d’après la carte, demain je n’aurais plus de voie verte, alors j’y reste dessus. Dès 16 heures, je cherche un endroit pour dormir, et puis je me ressaisis, si je veux être à Bordeaux demain, il faut que je pédale plus et plus vite, alors c’est ce que je fais, et me voilà à faire du 16 km/h. Je roule bien, et finalement j’apprécie vraiment avoir un but, celui d’avancer le plus possible pour arriver à Bordeaux, peut être que je me donne des étapes trop espacées… Déjà 19h, et je ne vois aucun petit espace à l’horizon qui pourrait me permettre de planter ma tente, alors je continue, à la même allure. Finalement après une demie heure de pédale intensive, je trouve un recoin. J’y planté ma tente. Je suis heureuse, heureuse de ne pas avoir baissé les bras, heureuse de continuer, heureuse de bientôt attendre Bordeaux. Heureuse, tout simplement. J’aimerais malgré tout partager ce bonheur avec quelqu’un…

Non classé·Septembre

Oh Rage Et Surtout Oh Désespoir

28 Septembre

Aujourd’hui, levé sous l’humidité, ma tente a prit la rosé, et l’intérieur est tout mouillé. Je fais donc le choix de rester la matinée pour la faire sécher et en profiter pour faire une vrai lessive et faire sécher au maximum mes habits. Puis je me suis mise en route, le long du canal du Midi,c’est super beau, je passe plus de temps à regarder les écluses monter et descendre plutôt qu’à pédaler. Cette nuit encore c’est camping… Peut être qu’un jour, j’arriverais à demander seule, un logement.

Suivre des voies vertes, ce n’est pas top, je suis comme coupée du monde, ne rencontre personnes et je n’ai donc pas l’occasion de faire de belles rencontres. Peut être que je vais changer d’itinéraire… À réfléchir…

29 Septembre

Aujourd’hui, je me suis levée avec des nausées et un mal de ventre… Je ne me voyais pas monter en selle, alors j’ai pris une deuxième journée de repos, où je n’ai vraiment rien fait. La douleur m’a même empêché aller visiter le village dans lequel je me trouve. J’ai fait la larve, toute la journée… J’ai écouté la radio pour la première fois depuis mon debut de voyage, j’ai entendu les infos, il n’y a jamais rien de bien joyeux, mais c’est tout de même rassurant de se retrouver de nouveau confronté à la réalité, à la vie « lambda », de constater que le monde ne s’arrête pas de tourner malgré mon voyage, que la vie continue comme si de rien n’était.

Par rapport à ma tente, ce matin il y avait des flaques d’eau de partout, je pense que mon prochain investissements est une bonne tente bivouac… C’est vite cher ces petites choses.

Aujourd’hui, ma solitude m’a bien moins pesé, je l’ai même trouvé agréable, comme j’avais mal, j’ai fait que ce que je voulais, lorsque le bruit me gênait, j’éteignais tout les bruits, et sinon j’écoutais la radio.

Demain, je ne me laisse pas le choix, je reprends la route. Même si la douleur est encore là, elle finira bien par partir. Je ne suis pas en voyage pour ne rien faire de ma vie.

30 septembre

J’ai commencé la journée dans la douleur, reprendre le vélo fut dur pour mes petite jambes, mais j’ai malgré tout trouvé un rythme, malgré la complexité de la route, trop de cahot, trop d’irrégularités, mon allure en est ralentie. Première galère, je dirais vers 9h, je me trouve a un croisement, j’ai le choix prendre un chemin qui longe le canal du midi mais qui est tout serré et à l’air mal en point ou je monte sur ma route. Je choisis la dernière option. Mais une fois là haut, encore un croisement, trop de route, je ne sais pas laquelle longe le plus le canal. Je vois alors que le tout petit chemin terre mène à un tunnel. Je m’excuse d’avance auprès de mon vélo et fait demi-tour pour voir ce qu’il en est… Le chemin est dur, mais j’y arrive (en manquant de peu de tomber à l’eau…), arrivée au tunnel, je dois me rendre à l’évidence que le chemin n’est pas assez large pour mon vélo, donc je refais le chemin à sens inverse et à reculons, car pas de place pour faire demi-tour avec tout mon bardas. Je remonte alors sur la route, et prend alors la route qui me semble longer le canal, après 10 minutes je dois me rendre de nouveau à l’évidence, le chemin n’existe plus… Alors de nouveau demi-tour, je retourne encore au croisent pour choisir une autre route, qui cette fois fut la bonne. Tout au long de la journée se ne fut que ça, des aller retours inutiles et fatiguant… Puis à l’heure de chercher un endroit où dormir, je ne trouve aucun camping… Je cherche alors un substitut mais n’en trouve pas… La nuit commence à tomber, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai nul par où dormir si ce n’est en camping sauvage… Mais seule j’ai peur, je l’ai fait avec Léna, mais avec elle, tout était si simple, tout était différent… La nuit est là, je n’ai pas le choix, j’ai essayé de demander l’hébergement mais j’ai paniqué et fini la discussion par un « bonne soirée » et je suis partie comme une sauvage… Alors je retourne au bort du canal et y plante ma tente. Je suis horrifiée, terrorisée au moindre bruit… Alors oui, je fonds en larme, finalement Léna me demande où j’en suis, c’est une bénédiction, ce message était une bénédiction, je n’ai plus guère de batterie, mais qu’importe j’ai besoin de parler… Je n’ai pas envie de m’apitoyer sur mon sort, mais je l’appelle, je la retrouve égale à elle même, elle me rassure sur l’existence des choses invisibles et surtout me dit de profiter de ma chance que j’ai d’avoir 4 bras et 4 jambes. (!?) Elle me fait rire, tout en moi est dévasté et elle trouve le moyen de me faire oublier ma peur, même si ce n’est que l’espace d’un instant… Et je n’ai plus de batterie, je me retrouve de nouveau seule face à tout ça… Je me promets que si je m’en sors vivante (car oui je n’y croyais plus…), j’arrêterais mon voyage, je reprendrais une vie lambda, même si elle ne me plaît pas… Et puis finalement je m’endors, étonnamment vite et d’un bon sommeil, jusqu’à 5 heures du matin ou je me fais réveiller par des travaux, je dois alors partir, alors me voilà, seule dans la nuit à pédaler et à me crisper sur le guidon me martelant en tête que je m’étais promit de ne pas rouler de nuit… Et une voix dans ma tête, celle qui est horrifiée essaie de me rassurer en répétant comme un mantra « S’il n’y a pas de lumière, c’est qu’il n’y a pas d’homme, le seul danger que tu crains c’est l’homme, s’il n’y a pas de lumière, c’est qu’il n’y a pas d’homme, le seul danger que tu crains c’est l’homme… ». Finalement j’ai la récompense de tout ça, j’assiste au lever du soleil, qui éloigne bien vite mes promesses de m’arrêter, et je remercie le ciel de m’avoir lever si tôt, pour assister à tout ça. Être en voyage c’est aussi ça, passer d’émotions en émotions, sans que cela nous choque. Finalement j’arrive vite à Carcassonne, mais à peine arrivé, il se met à pleuvoir des cordes, je prends conscience que je n’ai pas de tente adapté, elle prend déjà l’humidité alors qu’en est-il de la pluie ? Je ne veux pas le savoir, et je dépense une fortune dans une nouvelle tente, je n’ai plus le choix de vivre sans argent, je n’aurais sinon pas les moyens… Ce soir c’est camping, mais c’est le dernier, profite Zoé, profite le luxe c’est fini, dès demain tu te bouges et tu oses demander, parler n’a jamais tué et ce n’est pas avec toi que ça va commencer !

Bien à toi

Septembre

Le commencement

Je m’excuse, il n’y aura pas de photo, je n’arrive pas à les télécharger…

Jour 1

Et voilà, mon premier jour est presque fini ! C’était génial, vraiment. Je suis épuisée, j’ai mal de partout, mais je suis heureuse. J’ai vraiment eu un bon rythme, et pour m’aider, j’ai eu le vent dans le dos. J’ai rencontré sur la route des personnes supers agréables, et franchement ça met du baume au coeur de parler à des inconnus (venant de moi c’est des propos très impressionnant !)

Je n’ai fait que peu de pause, mais je n’en ressentais pas réellement le besoin, sauf après avoir traversé un pont, où je ne fus pas très à l’aise. Il tanguer avec le vent, et en plus j’ai dû le traverser pied à terre. Je n’en menais pas large, mais c’était vraiment très beau.

A la fin, j’ai senti que je tirais beaucoup, mais j’ai été fière de faire 60km pour ma première journée !

J’ai posé la tente dans un camping (pour la première nuit c’est mieux !) et une fois tout installé, je me suis allongée dans l’herbe à regarder les arbres ! J’étais bien ! Je suis bien ! Je suis contente de cette première étape, mais ce n’est que le début !

Jour 2

Aujourd’hui, beaucoup plus de galère, durant un moment je me suis demandée si tout était contre moi, le vent, la chaleur, la route longeant l’autoroute peu agréable, les chutes et enfin les premiers problèmes mécanique, deux en une journée. Finalement j’ai prit conscience que c’était seulement la fatigue qui me faisait voir les choses d’un angle négatif, pourtant j’ai bien dormi mais les douleurs physiques y sont pour beaucoup, je pense. C’est la fatigue qui m’a poussé lors de mes trois chutes (depuis j’ai un peu mal au poignet quand même !), c’est cette même fatigue qui ne m’a pas fait apprécié la route longeant l’autoroute, c’est toujours la fatigue qui m’a mise en colère contre le vent, et enfin c’est aussi elle qui ne m’a pas donné patience lorsque les problèmes mécaniques sont arrivés. Un problème de chaîne, n’y connaissant que peu, j’avais comprit d’où venait ma panne, mais pas plus, je ne voyais aucun remède à ce problème. Heureusement, il y eu ce petit couple allemand, qui, contrairement à moi avait les bons outils, et m’ont bien aidé dans ma galère. Ce n’était pas vraiment une rencontre, nous avions dormir dans le même camping, juste à côté, et nous avions déjà sympatisé, mais leur gentillesse envers moi et mon impatience fut extrême. Je tiens réellement à les remercier, malheureusement je ne leur ai même pas demander leurs noms. Ils resterons juste un très beau souvenir, qui m’emplie de reconnaissance, et les quelques connaissances qu’ils m’ont apprit ne resteront pas vain. Et maintenant, ma pédale fait un drôle de bruit, mais je regarderais ça tout à l’heure, là je suis trop fatiguée pour quoi se soit !

À plusieurs reprises, je me suis demandée si j’allais arriver jusqu’à Orange, plusieurs fois je me suis vu abandonner, et pourtant, avec de la persévérance (et énormément de pause), j’y suis arrivée. Me voilà installer dans un petit camping tout calme, avec, en prime une piscine !

J’espère que pour toi, tout va bien, moi je suis heureuse. Oui malgré tout ce qu’il y a eu aujourd’hui, cela ne m’empêche pas de me dire heureuse, car je le suis. Je suis fière d’y être arrivée et fière de l’être lancé dans cette aventure qui ne fait que commencer !

Sur ce, moi je vais aller faire un petit plonge bien mérité.

Bien à toi

Non classé·Septembre

Jour J

« Si je roule à vélo, c’est uniquement parce que je n’ai pas trouvé quoi faire avec un vélo. »
Philippe Geluck dans Le Chat

Aujourd’hui c’est le grand jour, comme je ne pense pas que ce soir, je prendrais le temps de te raconter ma première journée, nous allons l’imaginer ensemble.

Elle va commencer par une nuit bien mouvementée, et peu reposante je suppose. Puis je vais me lever, la boule au ventre, sans doute que je déjeunerai avec maman, je n’oserai pas la regarder, ni même lui parler, elle non plus. Tout en silence, elle se lèvera pour aller au travail, comme tout les matins, sauf qu’aujourd’hui ce n’est pas un matin normal. Elle s’approchera de moi, la larme à l’oeil, à ce moment là, je n’aurai plus envie de partir. Elle me prendra dans ses bras, et se mettra à pleurer, j’essaierai de retenir mes larmes mais se sera une peine perdue. Nous resterons, comme ça, l’une dans les bras de l’autre, en pleurs durant un petit moment, et tout en silence, elle s’éloignera, jusqu’au moment où elle entamera les recommandations « Ne te laisses pas mourir de faim » « Sois prudente sur la route « Donnes moi des nouvelles régulièrement » « Ce soir je veux savoir où tu dors », et elle continuera à me donner des conseils, qu’elle sait que je respecterai. Je ne répondrai rien, bien incapable de dire un mot. Elle, elle aura besoin de me les dire, elle pensera que ses mots appaiseront son inquiétudes, et surtout enlèveront tout les dangers.

Finalement, elle ira en direction du garage, je ne la suivrai pas, je n’arriverai pas à passer le pas de la porte, alors que la suivrai du regard, les yeux remplis de larmes et le cœur gros. Une fois dans sa voiture, je n’entendrai pas le moteur démarrer, parce qu’elle n’aura même pas mit les clé sur le contact, elle pleurera à chaude larme, je detournerai sans doute le regard, cherchant à ignorer que la cause de ces larmes sont mon départ, que c’est pour moi qu’elle pleure autant. Et voilà que finalement, j’entendrai partir sa voiture sans que je la regarde s’en aller.

A partir de ce moment, il me faudra plus d’une heure pour me remettre de mes émotions. J’agirai comme un robot, je prendrai ma dernière douche chaude, puis finirai mes bagages. Je préparai mon sandwich que maman a prévu pour moi et je serais enfin prête à y aller. Je chercherai mon chat pour lui dire au-revoir, je la trouverai endormi dans la paille, je n’aurai sans doute pas le cœur à la réveiller alors je la regarderai juste dormir pendant quelques minutes.

Puis je ne ferai pas un pas, bien trop incapable de me lancer enfin dans cette grande aventure. Finalement ma sœur arrivera, elle accélérera la situation. Avec elle, les au-revoir seront bien plus simple, juste un tendre câlin, un sourire et quelques recommandations que l’on se fera l’une envers l’autre. J’irai en direction de mon vélo, ma sœur me suivra sans doute avec son mari. Je leur dirai un dernier « au-revoir » et je lancerai le premier coup de pédale, le premier d’une longue série. Je verrais ma sœur retenir son chien, qui bien sûr voudra courir après mon vélo.

Je serai dans un état second, agissant comme sur un mode automatique, mon cerveau vide de toutes pensées me fera pédaler pendant quelques kilomètres, jusqu’à ce que je revienne à la réalité, je serai en train de le faire.

À ce moment-là, je prendrai conscience de la chose, sur la route il n’y aura que moi et mon vélo et je sentirais un vent de liberté. Mes pensées se mettront à naviguer, à penser à ces personnes, mes amis, ma famille, mon entourage que je laisse, à ceux qui n’ont rien pour cette année à venir et dont je m’inquiète, ceux qui m’ont fait autant de recommandation que maman, ceux encore qui me prenne pour une super-héroïne, ceux aussi que j’ai perdu de vue, mais auxquels je pense toujours. Puis mes pensées dériveront jusqu’à toi, je t’imaginerai lire ces lignes, qui ne reflètent sans doute pas la réalité de la situation, les aventures ça ne se passe jamais comme prévu.

Je regarderais autour de moi, mon cœur sera lourd mais je sentirai le bonheur en moi. Soudain je commencerai à avoir faim, ou à ressentir la fatigue, alors je m’arrêterai, dans un endroit calme, pour manger mon sandwich, peut être en trempant les pieds dans la Drôme, je ne sais pas si je serai à côté d’elle mais se serait trop bien. J’enverrai un message à maman et peut être à quelques amis

Je reprendrai la route, l’esprit bien moins torturé, en aillant l’impression d’être à ma place. Je profiterai enfin de regarder le paysage, observer cette nature sans qui nous ne serions rien.

Soudain je prendrai conscience que la nuit va commencer à arriver, il va falloir que je trouve un endroit pour dormir. Première inquiétude, vais-je trouver un lieu pour dormir ?

Finalement je trouverai un petit camping municipal, très peu cher, j’y installerai ma tente, mon lit, ma nouvelle maison. J’enverrai un message à maman pour lui dire où je serai, lui parlerai de tout et de rien, peut être même que je l’appellerai. Je me mettrais sans doute à écrire ensuite, à moins que j’aille prendre une douche, en tout cas je saurai m’occuper les mains pour m’occuper l’esprit.

À ce moment-là, je refuserai encore de réaliser la situation dans laquelle je serai. Puis je me préparai des pâtes, ces même que maman m’avait acheté la veille. J’irai faire la vaisselle, je sentirai alors des douleurs le long de mes jambes mais aussi au niveau des fesses, au dos et même aux bras, demain j’aurai des courbatures.

Puis je me mettrai au lit, épuisée de ma journée, qui physiquement fut dur, mais aussi psychologiquement. Je n’arriverai sans doute pas à trouver le sommeil, comme la nuit dernière, je tournerai sans trouver une bonne position. Qu’importe je suis dans un rêve.

Je ne t’es pas écrit tout ce qu’il pourrait se passer, ni je ne t’ai fait le pire scénario, il se pourrait qu’il y ait crevaison, chute, pluie ou je ne sais quoi d’autre. Une chose est sûre, à l’heure où tu lis ces lignes je seras partie de la maison, totalement paniquée mais au fond de moi tellement heureuse.

Je réalise un rêve, je réalise mon rêve.

Bien à toi

Non classé·Pas à pas

Le Stress

Ah le stress, le stress… Chez moi, il s’exprime de plein de manières différentes, et je crois que peu à peu, toutes se declanchent. J’ai la mâchoire qui se crispe, de l’eczéma aux mains, des mycoses aux pieds, je fais de nombreuses crises d’angoisse, et ce matin je me suis réveillée avec le nez en sang. Je pense que ce n’est pas la dernière manifestation de mon angoisse.

Quel chance de m’inquiéter autant pour ce départ ! Oui un départ, ce n’est pas tout beau tout rose. Ce n’est pas que l’excitation de partir, la joie de concrétiser son rêve, l’impatience de se mettre en route, mais c’est aussi la peur de ne pas y arriver, l’inquiétude de n’être pas à la hauteur, et surtout les au-revoir… Depuis quelques temps, lorsque je quitte quelqu’un, ce n’est plus les au-revoir « lambda » mais ce n’est que des « bon courage », « tiens-nous au courant », « fais attention à toi » etc. et parfois des larmes… Je ne sais pas comment réagir dans ces situations, je suis mal à l’aise de mettre mon entourage dans cette position, et à chaque fois, je me sens de plus en plus égoïste de partir ainsi !
C’est le mois de la rentrée pour la plupart des personnes et c’est la première rentrée que je ne ferais pas ! C’était mon quotidien durant des années, et j’ai fait le choix de changer ces habitudes. C’est étrange d’entendre tout le monde parler de ça, alors que pour la première fois de ma vie, cela ne me concerne pas !

Le jour J approche, je le sens de plus en plus, j’ai hâte en même temps qu’être terrorisée, parfois je me dis que se serait plus simple de partir maintenant sur un coup de tête, mais je reviens à la réalité, je ne peux pas partir sans dire au revoir à mon entourage ! Le voyage est là.

Bien à toi

Non classé·Pas à pas

La Date Approche

Les départs ne comptent pas, seuls les retours méritent une larme.” Christian Mistral


La date du départ approche, j’ai tellement hâte mais aussi, je suis totalement paniquée. Je stresse et mon corps me le fait bien sentir… Ça va faire 3 jours que je ne peux plus manger correctement, j’ai tellement peur que je crispe ma mâchoire à tel point que j’ai très mal lorsque je mâche, même pour du saucisson, imagines le désastre !
Tout est prêt et prévu pour le grand jour, je pars le 15 septembre, en direction de Montpellier, où je vais rejoindre ma compagne de voyage. Ensuite, ensemble nous allons faire le choix de notre première destination, et voir au mieux notre organisation qui pour le moment n’est que peu défini.

Eyota (mon vélo) est enfin chargée, il ne lui manque que quelques détails, mais rien d’élémentaire.

Je ressens le départ, tout le monde me fait ses « adieux », tou.te.s me disent de faire attention, certain.e.s pleurent, d’autres m’ordonnent de donner des nouvelles, je n’aime pas vraiment cette période… J’ai l’impression de les abandonner et ça me brise le cœur, mais j’ai tellement hâte de prendre le large que parfois tout ceci me passe au dessus.

Bientôt je te montrerais Eyota chargée. Pour le moment cela m’est compliqué, c’est vraiment concrétiser encore plus ce projet, et j’ai peur !

Bien à toi