Matériel

Matériel

« Cependant, à s’éloigner, on ne se quitte guère soi-même. On s’emporte avec les bagages, quel que soit le voyage… « 

Anne-Marie Garat

Et oui, tout avance très vite, les saccoches sont enfin prêtes, il ne me manque plus rien (ou presque). Dire que dans un peu plus d’un mois, je serais enfin sur les routes, je n’y crois pas encore, et pourtant c’est la vérité.

Voilà mes belles saccoches remplies de tout le matériel pour vivre une année sur les routes. Elles paraissent bien vides, et pourtant à elles 5, elles vont me peser 17 kg. Je suis aux anges, je n’ai pas dépassé ma limite des 20 kg, c’était un peu ma hantise, je vous l’avoue. Ce sont des saccoches entièrement impérméable, donc pas de soucis de pluie !

J’ai essayé de faire en sorte qu’elles soient un peu près ordonnées, tout essayant que leurs poids soient assez équilibrés, vous imaginez pas la galère. J’ai passé bien 2 heures ce matin à remplir, vider, peser, pour finalement voir que l’une fait 5 kg et que l’autre que 1 kg, et tout recommencer. Je sais que ce rangement est utopiste, je suis une personne très désorganisée et qui n’aime pas quand c’est trop bien rangé, mais il faudra que je m’y tienne !

Voilà le contenu exact de mes saccoches, si ça interesse certain.e.s.

Dans la saccoche de guidon, j’ai fait le choix de mettre ce que je risque d’avoir besoin en cas de problème mécanique, au moins tout à porté de main.

  • Un chargeur solaire (pour rechargé mon portable
  • Mon porte-feuille/porte-monnaie
  • Des lunettes de soleil
  • Un antivol
  • Une pompe
  • Un opinel
  • Un multi-outil
  • 2 chambres à air de rechange
  • 3 démonte-pneus
  • 2 sangles pour porter mes saccoches en sac bandoulièle

Dans la saccoche avant gauche, je vais y mettre les habits d’hiver, qui tiennent chaud.

  • Un bonnet (parce que c’est la vie les bonnets !)
  • Un foulard léger
  • Des gants
  • 2 jeans
  • Un collant chaud
  • 2 polaires
  • Un T-Shirt « chaleur »
  • Un paquet de carte (oui bon, il ne rentrait qu’ici…)

Dans la saccoche avant droite se trouve le matériel de camping.

  • Une popotte avec fourchette, cuillière et une tige de fer pour recuperer la popotte du gaz
  • 2 bouteilles de gaz (à voir si la température ne monte pas trop dans les saccoches…)
  • Un adaptateur pour les bouteilles de gaz
  • Une gourde
  • Une veste d’hiver (oui, ça non plus ce n’est pas à sa place, je sais…)

Dans la saccoche arrière droite, se sera mes habits du quotidien.

  • Une casquette
  • 3 T-shirts
  • 2 Shorts
  • Un pull léger
  • Mes sous-vetements
  • Un maillot de bain
  • 2 serviettes micro-fibres
  • Un poncho

Dans la saccoche arrière gauche, se sont mes affaires pour la nuit qui y sont.

  • Un duvet « été »
  • Une lampe frontale
  • Un cache-oreille
  • Une couverture de survie (pour m’isoler du sol)
  • Un matelas gonflable qui ne protège que le dos (mais avec ma taille, c’est top)
  • Un masque de nuit
  • Un sac à viande
  • Neige (le poupon, qui est mon doudou)
  • 4 livres, que j’échangerais au cours du chemin, soit par les boite à livre voyageur, ou alors avec les personnes que je rencontrerais
  • Un poncho (pour habriter ce que je vais mettre sur mon porte bagage, et proteger mon vélo la nuit)

Et là, ce que je vais mettre sur mon porte bagage (ou que j’ai oublié de trouver une place dans les saccoches !!)

  • Un duvet « hiver »
  • Une tente 2 places
  • Mon matériel de jonglage (que j’hésite à prendre au vu du poids…)
  • Des sandales (que je ne sais pas où mettre)
  • Des baskets (qui n’ont de place que mes pieds)
  • Des tongs (qui sont sans place aussi)
  • Un carnet (qui cherche un petit trou pour s’y glisser
  • Une gourde que je mettrais sur un porte-bidon

Voilà ma liste entière, de ce que je prendrais avec moi, à voir dans la durée, si c’est trop, pas assez, où qu’il y ait trop de choses inutiles.

Pas à pas

Voyager seule, Voyager accompagnée

Le plus beau voyage, c’est celui qu’on fait l’un vers l’autre.
Paul Morand

Voyager seule fait peur, peur à l’entourage du voyageur, surtout quand on est une femme (patriarcat quand tu nous tiens….), et cette peur se répercute sur le cyclotouriste lui-même. Depuis quelques mois déjà, je ne me voyais plus partir seule, avant c’était mon projet et mon choix le plus précieux mais à force de « Et si tu te retrouves face à une araignée, toi qui en à la phobie ? », « Et si tu te mets à avoir peur de quelque chose, trouillarde comme tu es ? », « Et s’il t’arrive un pépin, tu vas faire comment toute seule ? ». J’ai fini par y croire aussi, et partir seule ne m’était plus envisageable. Je me suis donc mise à la recherche d’un compagnon de voyage, une personne qui à la même vision du voyage que moi, quelqu’un avec qui j’ai envie de partager cette expérience unique !

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai trouvé cette personne, nous ne nous connaissons pas vraiment mais je suis sûr que le feeling va bien passer, et que ce voyage avec elle n’en sera que plus beau ! Je suis si heureuse d’avoir trouvé une personne avec qui partir, une personne qui partage les mêmes buts du voyage, le même respect pour ce mode de vie. À voir sur le long terme, mais j’y crois !

Bien à vous