Réflexion

Une Très longue absence

Wahou, je m rends compte que ça va faire des mois que je n’ai pas donné de nouvelles ici… Alors je vais essayé de faire un résumé de tout ce qui se passe actuellement dans ma vie.

Dans mon programme, j’avais prévu de rester jusqu’à mars chez ma mère, et puis de reprendre la route du voyage, mais entre temps, un maman que je connais, cherchée désespérément une baby-sitter pour ses 3 enfants (problème de nounou), alors je suis restée. Puis comme pour tout le monde, le virus et avec lui, le confinement est arrivé alors me voilà confinée chez ma maman. Je suis heureuse de ne pas être partie. Car seule, j’aurais eu du mal à gérer le stress de tout ça.

Bref, comme tout le monde le confinement nous apprend à nous remettre en cause… Je pense que pour moi, les études c’est fini, ou alors en grande pause. Le système scolaire n’est pas fait pour moi, trop de pression, trop de mal être, trop de stress. Je l’ai toujours très mal vécu alors pourquoi y retourner ? Pourquoi me torturer avec des études qui me rendent dépressive?!

Alors fini pour moi la psycho (la formation car les livres, je les dévore toujours). Mais qu’est-ce que je vais pouvoir faire de ma vie, je n’ai pas de diplôme… Puis un rêve est revenu incidieusement, celui de vivre « hors système », de vivre en autonomie, ou le plus possible, d’avoir mon jardin, et des panneaux photovoltaïques, utiliser l’eau du puit, et avoir mon petit élevage. J’en ai parlé avec ma famille (ma mère, ma soeur et son mari). Au début, ils étaient partant, vivre tous dans la grande ferme familiale et la rendre autonome pour vivre en autonomie le plus possible. Mais le confinement oblige, nos caractères très distincts ont explosé… Vivre ensemble, les uns sur les autres n’est pas fait pour nous… Alors grande réflexion… Ma mère parle alors de nous répartir les terrains pour que chacun y trouve son compte, alors nous voilà dans la réflexion de l’héritage avec ma soeur… Dur dur…

Finalement je ne perds pas mon idée, vivre au maximum en autonomie, mais se lancer seul, c’est dur… Et puis trop de questions, est-ce que je reste dans la maison familiale, est-ce que je trouve un autre terrain, est-ce que je cherche un travail fixe, ou le salaire que je gagne en aidant ma soeur à sa ferme me suffit pour le moment… Trop de choix s’offre à moi et c’est aussi ça la liberté, j’aime cette sensation que j’ai de pouvoir faire ce que je souhaite de ma vie, d’être libre de choisir mon avenir. Alors pour le moment c’est réflexion, mais dans le bonheur. En ne perdant pas de vu, l’idée de faire un tour du monde en vélo

Je découvre que je suis libre, ma vie n’a pas un chemin tout tracer, à moi de choisir où je souhaite aller !!

Bien à toi

Décembre

Le Retour…

Je sais qu’il y a bien longtemps que je ne t’ai pas donné de nouvelles, pendant que j’étais en voyage, je n’avais plus envie de partager, je voulais garder bien au chaud dans mon cœur tout ce que je vivais.

Ça va faire 3 semaines que je suis de retour chez ma maman et voilà un petit bilan de ces presque 3 mois de voyage et des nouvelles de ma petite personne. Durant mon voyage j’ai beaucoup appris à me faire confiance, à faire un choix quand plusieurs alternatives me plaisent. J’ai aussi bien apprit a faire confiance à l’autre, tel qu’il soit, maintenant je sais que je peux m’en remettre entièrement à lui, dans la grande majorité des situations, on s’en sort au mieux. J’ai découvert une face de l’humanité qui m’était encore inconnue, une face bienveillante et humaine, une face joyeuse et pleine d’espoir, l’Homme est bon, mais l’humanité le sali… J’ai aussi comprit l’importance de l’entourage, la chance que j’ai de ne jamais être seule, la chance de pouvoir appeler quelqu’un à n’importe quel heure quand ça ne va pas, la chance de pouvoir profiter d’un dimanche fait entièrement de jeux de société. J’ai découvert qu’aujourd’hui je n’ai pas les mots pour raconter mon aventure, que les émotions m’empêchent de bien la raconter, que mon coeur bat à la chamade quand j’aborde ce sujet, alors pour le moment, je garde en moi ces souvenirs, j’évite le sujet, c’est encore trop présent, mais je sais qu’un jour je pourrais en parler. J’ai consolider mon envie d’être utile, d’aider les personnes que je rencontre, c’est un défaut de mon voyage, il est égoïste et je ne viens en aide à personne… Mais bon pour le moment j’en profite. Ai-je répondu à mes questions sur mon avenir ? Non, je ne sais plus bien si psy m’attire réellement comme métiers mais une autre idée a germée, une idée absurde, que je garde pour moi pour le moment, car pas assez concret, réalisable, ou envisageable mais peut être qu’un jour je me lancerais.
Alors est-ce que je vais me relancer dans mon aventure, bien sûr ! Mais avant objectif permis, je ne pars pas tant que je ne l’ai pas, sinon je sais que jamais je ne serais assez motivée pour le passer.
Je vais sous peu devenir directrice de séjour adapté pour personnes handicapées mentales, et le permis va vite être essentiel, si ce n’est juste en cas d’urgence…. J’ai la joie au cœur, c’est bientôt Noël, fête que je porte fort dans mon coeur, mon père est décédé juste après Noël il y a déjà quelques années, et pour moi la fêter comme il se doit, c’est lui rendre honneur, c’est une manière de fêter en sa mémoire. Depuis toute petite chaque année, nous fabriquons une crèche avec un thème particulier, cette année nous avons imaginé que Jésus naissait dans l’espace, chez des extraterrestres, thème que de nombreux catholiques definiraient comme blasphématoire mais pour nous, c’est notre façon à nous de vivre notre Foi.
Dernière nouvelle, je vais bientôt (enfin) avoir ma propre part dans ma maison. C’est compliqué à expliquer mais nous habitons une grande ferme pour il y a la maison principale où ma mère vit et où j’ai ma chambre, un studio où ma soeur et son mari vivent, et un logement qui était en location. Mais bientôt ma soeur et son mari vont s’installer dans la location et je vais avoir le studio, ça me fait tout drôle de me dire que je ne vais plus habiter avec ma mère, mais que je vais avoir mon logement à moi. Mais j’ai tellement hâte aussi.
Bien à toi ! Et surtout merveilleuses fêtes.

Non classé·Octobre

Le Moral est Bas

05 Octobre

Aujourd’hui, levé difficile, j’ai mal de partout, et je ne veux pas sortir de mon duvet pourtant je n’en ai pas le choix, je suis en camping sauvage, et donc je dois plier bagage avant le lever du soleil…

J’ai rejoint un chemin de St Jacques de Compostelle, et j’ai le plaisir de régulièrement m’arrêter pour parler aux pèlerins. Journée où je compte les kilomètres, je me suis interdite de faire moins que 50 km, sinon je m’arrêterais tout le temps, pour un oui ou pour un non. Alors je compte, encore 20, encore 10… Arrivée à 50 kilomètres, j’en ai mar, je n’en peu plus, j’ai mal de partout mais surtout j’ai froid, je prends alors conscience que j’ai sans doute de la fièvre ! Au top… Je me pose dans un jardin public et attends, je ne sais pas quoi faire, je n’ai pas le courage de demander un hébergement, je n’ai pas le courage de chercher quoi que se soit… Je suis à côté d’une boulangerie, et l’idée me vient d’attendre sa fermeture pour demander les invendus, mais elle ferme à 20h, alors je fais demi-tour, et me pause à un endroit que j’avais repéré un peu avant… J’attends que la nuit tombe pour planter ma tente, c’est dur, je n’ai qu’une envie me glisser dans mon duvet chaud… Et dormir… J’ai mal à la tête et je suis fatiguée, je dirais qu’une bonne crève se prépare !

06 Octobre

Le moral est toujours bas, je ne sais pas réellement pourquoi mais je n’ai aucune motivation. Alors je fais une pause dans un parc avec wifi, WC et robinet. J’y fais ma toilette, ma lessive, ma vaisselle et une loooongue pause. Après manger, je repars, mais en imaginant déjà la fin de journée, j’ai envie de craquer, et regarde les campings les plus près. Je me dirige vers l’un d’eux… Je sais que ce n’est pas bien mais je n’ai pas envie de chercher où dormir, j’ai envie de calme et de sérénité… Finalement un panneau m’intrigue, indiquant une aire de camping gratuite avec électricité, WC et douche. Intriguée je m’y rends, et c’est juste parfais, tout marche, il y a même de l’eau chaude, et tout ça gratuitement… Je suis sûre qu’il y a quelqu’un là haut, qui fait tout pour m’aider ce n’est pas possible… Alors ce soir je songe à rester une journée dans ce lieu parfait pour me reposer (encore ^^) et surtout chercher de l’énergie, de la motivation et de la passion dans ce voyage. Est-ce seulement une maladie que je couve, où est-ce le voyage en lui-même ?…

Depuis un certain temps, j’ai remarqué que mon entourage ne me parle plus beaucoup d’eux… Comme si la distance faisait que je ne peux être là pour eux… Cela me gène que mon voyage mette autant de distance entre eux et moi, je n’y croyais pas, et maintenant cette distance me fait peur… J’ai peur qu’à faire trop l’égoïste, mon entourage se lasse de moi… J’ai peur de briser quelque chose auprès des personnes que j’aime, seulement pour un voyage… Est-ce trop égoïste ? Sûrement…

07 et 08 Octobre

Rien à dire de ces deux jours, je suis restée dans l’aire de camping, et j’ai pris du temps pour moi, du temps de réflexion, est-ce que je souhaite réellement poursuivre mon voyage ? Je n’ai pas encore trouvé de véritable réponse à cette question, mais si je me la pose, c’est déjà qu’il y a quelque chose en moi qui doute… J’aime ce que je vie, c’est indéniable pourtant la solitude me pèse, cela va faire 3 jours que je n’ai parlé à personne, 3 jours de silence (si ce n’est la radio), 3 jours d’isolement, s’en est trop… J’ai besoin de parler, j’ai besoin de raconter, j’ai besoin de me sentir exister dans le regard d’un autre… J’ai l’impression de devenir une hermite, contre mon gré, j’ai l’impression de ne plus faire partie de la société, j’ai l’impression de ne plus être un Humain, d’être en dehors de tout, de ne plus exister… Oui aujourd’hui si j’aurai eu les moyens de dire stop, je l’aurais fait, si j’aurais eu le cran, je serais retournée à Agen pour prendre un train en direction de la Drôme… Mais je n’ai pas le courage de baisser les bras, je n’ai pas la force de renoncer, je n’ai sans doute pas non plus l’envie… J’ai juste envie de me sentir de nouveau vivante, parler d’un rien avec quelqu’un, parler avec une véritable personne (et non mon paquet de pâte), raconter mes doutes, mes peurs, mes joies, mes peines, mes souvenirs, raconter ce que je vis, qui n’existe qu’au travers de mes yeux… Voyager seule… Je me demande si dès le début, mes premiers pas aurait été seule, je ressentirais ces besoins et ces doutes… Je sais que je vais aller jusqu’à La Rochelle, puis je retournerais dans la Drôme, mais est ce qu’après les fêtes, j’aurais le courage de poursuivre mon aventure ? Pour le moment la réponse est mitigé, non bien sûr que non, je veux rester auprès de ma famille, arrêter d’avoir ce manque en moi, mais je ne veux pas renoncer à ma liberté, à ce mode de vie que j’apprécie de plus en plus, je ne peux me résoudre à quitter cette vie, qui m’apporte tant. Et pourtant je dois faire un choix…. Mais le manque est présent, ma famille manque, mes ami.e.s me manquent, mon quotidien me manque, le confort me manque. À chaque message, à chaque appel que je reçois, mon coeur se serre un peu plus. Je me sens seule à l’autre bout de la France, je me sens seule et inutile…

Mes ressentis·Non classé

Léna

Aujourd’hui je te parle d’elle, malgré le fait que l’on ait dû se séparer, ce voyage, je lui dois en grande partie. Ce que je vais dire n’est que mon point de vue et que mon ressenti, aucunement une description objective d’elle.

Lorsqu’on passe autant de temps avec une personne, pratiquement 24h/24, alors qu’avant nous ne nous connaissions pas, je pense que ça crée des liens étranges, d’autant plus en voyage. Je ne peux pas dire que ce que je ressens envers Léna est de l’amitié, c’est tellement plus fort et si différent, mais ce n’est pas de l’amour non plus, j’en vois venir certain.e.s. En fait il n’y a pas de mot, car c’est un lien où la confiance est le maître mot, et le respect aussi. La confiance, car entre ses mains que je me remettais entièrement lorsque je paniquais. Tout au long des 2 semaines passées avec elle, j’ai aussi apprit à la respecter entièrement, car elle a toujours réussi là où j’echouai, elle gardait le moral là où je ne l’avais plus, et elle avait le sourire lorsque j’avais envie de pleurer. Être deux, c’est tellement être complémentaire en voyage. Malgré que notre voyage ensemble fut bien vite raccourci, je pense que je n’en garderais que le meilleur.

Être avec elle, avait un côté sacrément rassurant, certes j’avais moins de liberté, mais je ne l’ai pas ressenti, je ne le ressens que maintenant que je suis seule.

Sans elle, je ressens bien plus souvent la peur, comme elle me l’avait dit, dès 17h, si je n’ai pas de lieu pour dormir, je commence à paniquer… En réalité sa présence m’était rassurante.

Et si je te parlais d’elle, Léna a le courage que je n’ai pas, elle a le culot de s’imposer aux autres, elle sait se mettre sur la défensive si besoin, et je suis sûre qu’elle sait se sortir de toute situation. En fait je crois que sans elle j’ai horriblement peur… Je suis devenue une voyageuse trouillarde, seulement peut être pour quelques jours mais trouillarde malgré tout.

Elle m’a apprit tellement de choses, moi qui ai fait le choix de partir comme ça, en voyage, un peu sur un coup de tête. Je n’y connaissais rien au voyage, et elle m’a offert son expérience. C’est elle, qui m’a apprit à manger en quantité nécessaire lorsque qu’on pédale toute la journée, je pense que sans elle, je ne mangerais pas assez. C’est elle qui m’a apprit à demander à manger, à boire, ou même l’hébergement, c’est sous son regard que j’ai fait ma première demande dans une boulangerie, c’était sa faim qui m’a poussé à le faire, cette faim qui est aussi devenue la mienne. C’est parce que je sentais qu’elle avait besoin d’un lieu calme et serein que j’ai prit pour la première fois le téléphone pour appeler un inconnu et lui demander l’hébergement, parce que je sentais qu’elle n’avait pas le moral, je voulais que lorsqu’elle revienne, nous aurions un logement, objectif réussi. C’est elle qui m’a prouvé que même dans les côtes, c’est possible de pédaler, il faut croire en ses capacités physiques, c’est le moral qui y tient le rôle le plus important. Elle m’a apprit qu’il est toujours possible d’aller plus loin que les limites de notre corps, celles que l’on croit avoir atteint alors qu’il n’en n’est rien. Elle m’a aussi donné envie de me lancer dans le voyage, avant de parler avec elle, j’avais déjà le projet, mais je ne me voyais pas le concrétiser, j’en parlais à tout le monde, mais cela me semblait bien trop abstrait pour être vrai, elle a fait passer mon projet de rêve à réalité. Et c’est surtout elle qui m’a donner la force de continuer ma route, malgré la solitude, c’est aussi elle qui me booste quand je dis ne pas oser faire des demandes seule. Demander quand on voyage seule, c’est faire une demande de quelque chose, uniquement pour soi, c’est un geste entièrement égoïste, alors que lorsqu’on était deux, je demandais, pour moi mais avant tout pour elle. Je crois que c’est là ma difficulté actuelle, faire une demande rien que pour moi. Faire quelque chose qui ne soit réellement que pour moi, et pour moi seule.

Aujourd’hui je me rends compte que vivre avec elle ce voyage était aussi un moyen de faire exister chaque instant de les rendre plus réels et concret. Seule, tout ces moment ne m’appartiennent qu’à moi, ce ne sont que mes souvenirs qui permettrons de les faire vivre, avec elle je savais qu’on était deux à pouvoir les faire vivre.

C’est elle aussi qui m’a prouvé que l’on peut surmonter ses peurs, que se soit sur une route à grande vitesse, celle d’une simple araignée, ou encore celle de parler à des inconnu.e.s. En sa présence, j’ai surmonté toute ces peurs, peut être que seule aussi, je n’en sais rien, en tout cas ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui parler à un.e inconnu.e ne me terrifie plus, voir une araignée ne me fait plus paniquer, et surtout j’ai reprit une grosse route sans me mettre à pleurer.

Léna, tu fus une rencontre inattendue, mais qui m’a tellement donné confiance, en moi, en le voyage, en les autres et surtout en la vie.

Merci Léna, merci à toi pour ces deux semaines passées à tes côtés, merci à toi pour tout ce que tu m’as apporté, et surtout merci d’avoir répondu par hasard à mon annonce sur le routard. Je sais que tu ne liras pas ses lignes, et c’est en partie ce que j’espère, car je n’écris pas pour toi, mais pour moi, pour garder indéfiniment ancré en moi, cette reconnaissance que j’éprouve à ton égard. Savoir que tu pourrais lire ces lignes m’inquiètes car ce ne sont que des mots, des mots qui m’appartiennent et qui sont loin d’exprimer ce que réellement je voudrais te dire.

C’est à toi que je dois ce voyage, et à qui je dois ce que je deviens, cette femme que je n’étais pas il y a encore quelques semaines, et qu’aujourd’hui je suis. Merci pour tout Léna, et je sais que tu finiras par faire ton tour du monde, que ce soit en vélo, en voilier ou en stop, je sais que dans 3 ans, tu seras à l’autre bout de la terre et que tu ne reviendras pas avant 12 ans. Puisque telle est ton rêve, je te souhaite de le réaliser. Juste promet moi que prendre toujours soin de toi !

Je sais que c’est un article tout décousu mais j’ai écrit comme ça venait, je ne voulais pas me mettre de censure ou être d’en l’obligation de modifier mes écrits, cela risquerait de faire perdre le sens premier des mots….

Bien à toi

Non classé·Septembre

C’est Complexe

Aujourd’hui, je tenais à m’excuser pour l’article d’avant, je n’arrive ni à le modifier où à faire quoi que ce soit ! Je pense que sur du long terme faire vivre ce blog sera plus une contrainte pour moi qu’un plaisir, à voir où cela me mènera, mais c’est vrai que sans internet… C’est assez complexe, sans batterie aussi !

Sinon vendredi 13, journée super dur, physiquement mais aussi moralement. Heureusement que j’avais rejoins ma compagne de voyage, je n’aurais sans doute pas tenu le coup seule. Déjà nous étions fatiguée de nos jours intensifs pour se rencontrer, mais aussi nous avions toute deux des problèmes mécaniques. Il fallait à tout prix que je trouve une chaîne pour changer la mienne, car la réparation faite par les Allemands m’empêché de changer mes vitesses, et pour elle, il fallait qu’elle change ces deux roues à cause d’un chemin pour le moins non praticable. Nous avions donc prévu d’aller à Decathlon, et de trouver rapidement un endroit pour poser notre tente. Les choses ne vont jamais comme prévues, ne l’oublies pas. Une fois le matériel acheter, nous pensions trouver vite un coin tranquille, mais avec la chaleur et la fatigue nous avons pas vu que nous tournions en rond, et sans jamais trouver de coin sympa pour dormir. Alors voilà à 17h nous étions de retour à orange, désemparée de notre journée, sans avoir réparer quoi que se soit et sans eau potable. De quoi nous mettre un moral à 0. Finalement nous avons trouver le courage de traverser le Rhône (en poussant nos vélo car le mal de crâne du au manque d’hydratation nous mettait en danger.) De ce côté du Rhône, nous avons trouvé un petit coin, très sympa où nous avons planté la tente et dormit, non loin des chasseurs, pas rassurant !

Nous nous sommes réveillées dans la bonne humeur, pnous avions trouvé un logent pour le soir même, non loin d’où nous étions. Parfais, journée repos très agréable. Nous avons prit le temps de faire plus ample connaissance et c’est vraiment une personne formidable, qui à une belle vision des choses et de la vie en général. Le soir nous étions dans une famille qui accueillait aussi un norvégien, mais sans eux, car ils avaient une soirée. Nous avons beaucoup parlé anglais mais c’était une belle rencontre. Le lendemain, départ prevu assez tôt, finalement nous sommes parties tard et en direction du pont du Gard. Nos hôtes nous avaient conseillé un petit spot au bort du Gardon. Toutes motivées nous sommes parties, vite rattrapé par un col, dur d’aller en haut pour nos pauvres jambes pas encore formées et notre endurance pas du tout présente. Mais nous sommes arrivées en haut fière, ce qui nous a permit de faire une belle descente. Après quelques galères, nous faisons le choix de ne pas aller voir le pont du Gard mais de directement aller nous poser pour dormir. Après une arrivée tardive, et une bonne baignade, nous sommes appelées, c’est avec surprise que nous retrouvons nos hôtes de ce matin.

La nuit fût belle, le matin, très matinal (6h), l’eau de la rivière très froide pour une douche, mais il fallait à tout prit que l’on fasse vaisselle mais aussi entretien des vélos. Pour ma part, les réparations de la chaîne ne suffisaient pas et je ne pouvais pas passer toute les vitesses. Ce fut plus long que prévu, j’arrivais avec surprise à changer une chaine mais mon dérailleur n’en faisait qu’à sa tête, mais j’ai eu raison de lui et nous voilà 3 heures après sur les routes. Premier objectif, trouver à manger, nous avons fait le choix de ne rien acheter et depuis hier soir, nous n’avions rien mangé. Première boulangerie, première etape, qui demande ?! Pleine de motivation, je me lance, la dame est très accueillante mais refuse. Nous continuons et visitions le pond du Gard, trop touristique à notre goût. Nous repartons bien vite la faim au ventre, pour nous arrêter de nouveau dans une ferme, j’essaie de parler, mais je ne sais pour quelles raisons j’ai paniqué, mais Léna a prit le relais. Et nous voilà reparties avec 3 beaux melons, nous en mangeons un aussitôt, fières de nous. Nous voilà repartis. Notre chemin fut long et assez complexe mais nous atterissons enfin à Fontvieille, un petit village tout mignon, nous n’avons pas la foi de chercher un endroit pour poser notre tente. Nous nous installons devant un Intermarché, et je décide d’aller demander à la mairie. Là bas on me conseille de demander à l’église, je m’y rends mais ni devant ni dans la cure il n’y a quelqu’un. Je repars un peu déçus. Arriver sur le parking où Léna était, je la retrouve avec un grand sourire, elle a réussi à obtenir, des tomates, des bananes des madeleines, des cookies et une baguette. Nous faisons le choix de retourner à l’église. Il y a un panneau avec les numéros des prêtes. Je décide d’appeler, ça ne coûte rien. Je suis tombée sur un diacre adorable qui m’a donné plein de numéro. J’en appelle deux, et cela est suffisant pour trouver l’hébergement dans une famille de paysan, qui nous invite même à leur repas. La suite je vous la raconterai plus tard je dois aller manger !

Le repas était super bon, l’ambiance super agréable, très familial, il y avait du monde à table, ça me rappelle des souvenirs. C’est une famille que je me rappellerais je pense, pour leur générosité, la famille Rebuffat, qui à adopté 3 enfants, qui donne plus que ce qu’ils ont et qui accueille tout ceux qui demandent.

Le lendemain nous repartons, les yeux pétillants de leur gentillesse et générosité, direction Arles, nous allons y arriver. En chemin nous croisons une énorme abbaye, celle de Montjour que nous décidons d’aller visiter si possible. Au premier abord nous sommes déçues, il faudrait payer. Finalement dans les tarifs nous voyons que c’est gratuit pour les moins de 25 ans, c’est parfait. C’était une belle visite, qui nous à un peu coupé notre rythme de vélo, nous avons galérer à monter les marchés par manque d’habitude et nous avions l’impression qu’à chaque pas nous allions tomber. Marcher n’est vraiment plus notre quotidien ! Nous en avons prit plein les yeux. Et nous voilà repartis toute motivée pour Arles. Arrivée là bas on se perd un peu, mais avec un bon gps on s’y retrouve vite ! Nous voilà à l’Office de tourisme où l’on aimerait laisser nos bagages pour visiter mais impossible, il y a trop de risque d’attentat… Nous allons tenter à l’église, au presbytère mais rien toujours la même phrase, cela peut-être dangereux. Nous décidons d’aller de nouveau à Decathlon, faire des investissements utiles qui nous ruines un peu, et faisons le choix de nous poser dans un camping, pour deux jours au moins nous y laisserons nos bagages et pourrons visiter Arles sans soucis.

Le camping est plus cher que prévu, Léna a déjà dépensé tout ce qu’elle avait prévu, mais tient malgré tout à payer. C’est sûrement une des dernières fois où l’on se paye ce luxe, car le voyage sans argent en prend cher. Alors on profite, de l’eau à volonté, de la douche chaude, du calme et surtout de la piscine.

Ah oui, j’oubliais mais depuis quelques jours, nous nous faisons harceler par les moustiques, ça gratte de partout, parfois cela devient même invivable.

Aujourd’hui (mercredi 18) gros coup dur, je n’ai même pas envie de vous raconter la journée… Nous avons apprit que pour Léna, c’est sûrement la fin de l’aventure, elle doit cesser pour des raisons familiales. Je suis tellement triste pour elle, déçu aussi de n’avoir partagé que si peu avec elle, c’est vraiment une personne formidable. Je ne sais pas trop encore où j’en suis, je ne sais pas si je vais continuer l’aventure seule, j’y ai tellement prit de plaisir de le partager avec elle. Je me rend compte que j’ai de la chance de l’avoir rencontré, nous avons les mêmes visions du voyage et c’est vrai qu’être avec elle est sacrément rassurant. Elle a le culot pour beaucoup de choses et n’a que très rarement peur (parfois un peu trop), un jour je vous ferrais un article rien que sur elle, sur ce qu’elle m’a apprit, et enseigné, et ce que je retiens d’elle.

Pour le moment, ça nous fends le coeur, et à elle, et à moi de finir ainsi. Heureusement, il y a eu Cecilia qui nous a remonté le moral, jamais je ne lui dirait suffisamment merci. Nous nous sommes arrêtées à une boulangerie en fin de journée pour demander de quoi manger, elle nous a donné 2 fougasse, 4 pizzas, 2 beignets au sucre et un beignet au chocolat. Elle nous a offert le sourire, le réconfort, et un petit moment de répit dans nos inquiétudes respectives.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit ! Les deux jours à Arles étaient agréables, c’était simple et on c’est bien reposée. Jeudi nous avions prévu une journée toute petite (10km), pour aller jusqu’à Miramas, où Léna connaissait quelqu’un qui pouvait nous accueillir. Mais il en fut autrement, nous voulions commencer par aller voir le marché d’Arles, qui malheureusement n’etait pas présent nous avons alors décidé de voir la mer. Alors nous voilà toute contentes parties en direction du sud. Première difficulté, nous prenons une route indiquée par le GPS qui est barrée. Qu’importe, nous voulions aller à la mer, nous irions. Nous nous engageons dans la route qui est très agréable, sans voiture et assez bien entretenue. Mais après quelques minutes bien agréable, première difficulté, la route est barrée par une usine étrange qui semble abandonnée, toute clôturée. Léna part en repérage, si on fait le tour de l’usine la route continue de l’autre côté. Mais faire rouler nos vélo dans l’herbe, avec de beaux chardons nous rassure pas, mais nous n’avons pas le choix. Arrivées de l’autre côté nous rejoignons finalement une route en circulation. C’est avec surprise que l’on remarque que l’usine n’est pas abandonnée. Étrange… Nous continuons, nous avons hâte de voir la mer. La route est agréable, jusqu’à un parc naturel que le GPS nous indique qu’il faut traverser, sur un sentier plus où moins indiqué. Sûr de nous, nous nous y engageons. Le paysage est magnifique, nous nous croyons dans la savane, toute désertique et aride. Après un petit temps nous commençons à pâtir du chemin et surtout des gros cailloux qui s’y trouve. Plus on avance et moins nous avons l’impression de pouvoir sortir de ce parc. Il est midi, et nous sommes dans unes zone désertique, rien de mieux pour de bons coups de soleil… Après une longue route qui nous paru une éternité, nous croisons une rivière, étonnant dans ce lieu si aride. Nos genoux nous font mal, les fesses souffrent, nous avons de plus en plus peur pour les vélos, mais nous n’avons pas le choix d’avancer. Finalement nous trouvons enfin une sortie ! Soulagée ! Soulagée ? La route que nous indique le GPS est une nationale, les grosses nationales où les voitures roulent à 130 km/h… J’hésite, après l’avoir traversé, je demande à Léna s’il n’y aurait pas d’autre route, mais il faut se rendre à l’évidence, nous n’avons pas le choix. Au début, c’était faisable, les voitures et surtout les camions nous doublés sur l’autre voie. Mais c’était trop simple, nous nous sommes retrouvées au milieu de travaux, la route se rétrécit en une voie et sans bas côté. Léna se sent de continuer, pour ma part, c’est inenvisageable, nous ne pouvions pas rouler sur la route au milieu des camions sans qu’ils aient la possibilité de nous doubler, même sur 500 mètres… Seul solution, traverser la route pour aller dans l’herbe. Léna traverse assez facilement, mais pour ma part, je ne peux me résoudre à traverser. J’ai conscience que je n’ai pas d’autre choix mais je suis terrifiée, je vois Léna de l’autre côté qui m’encourage, je vois les camions d’en face qui s’arrête pour me laisser passer. C’est plus fort que moi, je suis pétrifiée et j’y arrive pas. Je cherche en vain une autre solution, je sais qu’il n’en existe pas, il faut que je traverse. Ne me demandez pas comment j’y suis arrivée mais j’ai fini par passer de l’autre côté. C’est les larmes aux yeux que je pousse mon vélo, je suis horrifiée mais il faut avancer. À la fin des travaux, il faut de nouveau traverser, mais c’est bien plus faisable. Nous cherchons désespérément une sortie à cette route, mais la prochaine est loin. Nous nous arrêtons alors sur une aire de repos. Léna est très rassurante et essaie de tout faire pour qu’on sorte le plus vite. La faim commence à se faire sentir. Il est 14h, et nous n’avons toujours pas mangé, nous voulons sortir de là avant. Après encore une heure de route dans cette situation très inquiétante, nous sortons, enfin ! À ce moment là je me rends côté que mon pneu de devant est totalement à plat. Nous trouvons un petit parc très mignon, où l’on mange les pizzas de Cécilia, et où je repars mon vélo. Pendant ce temps Léna cherche une route pour retourner à Miramas, nous n’avions plus envie de voir la mer,et nous voulions finir cette journée au plus vite. Mais la seule route envisageable était de nouveau la nationale, c’était pas imaginable. Ares de multiples recherches, nous trouvons un chemin de terre qui nous fait éviter cette maudite route, tant pis pour nos vélos, nous reprenons des chemins de terre. C’en est trop pour mon vélo, une sacoche avant lâche, j’essaie de la remettre comme je peux mais elle retombe aussitôt. Je n’en peux plus, j’essaie de l’attacher tant bien que mal sur le porte bagage mais rien n’y fait elle tombe… Je m’énerve, en plus je ne peux plus poser mon vélo, la béquille à lâché elle aussi. Je ne sais plus quoi faire et je suis à bout. Heureusement Léna propose de prendre les affaires dans ses sacoches. Je fini par mettre la mienne en bandoulière. J’étais bien déséquilibrée, mais qu’importe je voulais finir cette journée. Nous devons de nouveau pousser nos vélos, le chemin est impraticable. Finalement nous recroisons une route, mais je n’ai plus de force et plus l’envie. Heureusement Léna m’encourage, va à mon rythme (qui doit être bien inférieur au 10km/h…). Arrivé à Miramas, incapable de trouver la maison, le GPS indique n’importe où… Léna gère et nous finissons par trouver. Merci à elle pour cette journée, elle a tout prit en main et a été tellement rassurante à mon égard, jamais je ne pourrais suffisamment la remercier. Merci Léna !

Ambiance assez étrange chez les personnes, malgré leur bienveillance et nous sommes assez contente d’en repartir le matin, en aillant trouvé un lieu pour le weekend. Marion (ma meilleure amie) nous accepte chez elle, malgré qu’elle n’y soit pas. Nous avons la perspective d’un appartement rien que pour nous pour un weekend, parfait, il prévoit tempête pour dimanche.

Un petit point réparation s’impose, trop de chose déraille sur mon vélo, la béquille, une sacoche, le frein avant, la pompe, et aussi ma sonnette qui est tombée en plein milieu d’une roue. Finalement à par mettre du scotch sur ma sacoche pour qu’elle tienne, je ne peux rien faire de plus. Nous repartons sur les roues et nous arrêtons sur le bord d’une immense étendu d’eau qui fait penser à la mer, mais ce n’est qu’un lac. Il n’empêche que le paysage est magnifique. Nous nous y arrêtons pour manger. En direction de Aix en Provence nous rencontrons un col, par très intense, mais long. J’ai du mal à suivre le rythme. Arrivées à Aix, nous retrouvons les joies de la ville, les bouchons, conduite super fatigante, et c’est dur d’arriver à avancer sans avoir à slalomer entre les voitures. Finalement nous arrivons où nous indique le GPS, mais ce n’est pas le bon endroit. Avec l’aide des colocataires de Marion, nous trouvons. Elles nous accueillent adorablement chez elles, malgré leur gêne à notre égard. Elle nous propose même de sortir avec elle, nous refusons, trop fatiguées. Nous avons alors l’appartement pour nous. Léna en profite pour faire de la vrai cuisine et moi je vais prendre une bonne douche. C’est agréable de sortir de la salle de bain et de sentir une si bonne odeur. Léna est une très bonne cuisinière (mieux que moi mais ce n’est pas très compliqué !)

Bien à toi

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L’Evénement Declancheur

La violence verbale est la première étape de la violence générale contre les femmes.”
Isabelle Alonso

Aujourd’hui je vais vous parlez de ce qui m’a donné de courage de concrétiser ce projet. Depuis déjà bien des années, ce rêve est là, il me suit et je savais qu’un jour j’allais le mettre à exécution. Mais je repoussais toujours la date butoir, au début, c’était une fois que j’aurai mon bac, puis une fois que j’aurai assez d’argent, puis une fois que j’aurai mon master.

J’avais envie de le réaliser, mais ça me terrifiée tellement que je trouvais des excuses pour ne pas aller jusqu’au bout. Mais cette année tout à changeait, je ne supportais plus les cours, y aller était un vrai calvaire, je ne me voyais pas continuer un an encore. Je veux mon master, car je sais que je veux devenir psychologue, mais une pause ne me fera que du bien. Ce n’est pourtant pas ce raz le bol qui m’a poussé à le lancer, il y eu un évènement qui a accéléré les choses, un évènement qui m’a tellement travaillé qu’il a tout précipité !

C’était un soir de semaine, où rien ne sortait réellement de l’ordinaire, je rentrais en tramway de l’aide au devoir, que je donnais à des enfants de quartier, et je me suis faite agressée. Une agression presque banale, je dirais. Un groupe de jeune qui avaient bien trop bu sont rentrés dans la rame. J’étais un peu isolée dans la rame, ils ont commencé à me draguer, puis m’insulter, puis à faire des choses obscènes avec leur corps, et à essayer de mettre leurs mains sur moi !

J’étais terrifiée, bref plus de peur que de mal, ce n’est pas aller plus loin, mais j’ai été sous le choc durant un certain temps. Puis j’ai pris conscience que si je pouvais me faire agresser dans mon petit quotidien, ce n’est donc pas plus dangereux de se lancer dans un projet fou. Pourquoi se refuser de partir par peur de subir de la violence si l’on peut se faire malgré tout harceler dans un quotidien tout ce qu’il y a de plus banal.

Cette agression a donc beaucoup chamboulé ma vie, déjà c’était la première fois que j’étais réellement confronté à de la violence gratuite et puis elle m’a prouvé que où que l’on soit et quelque soit la vie que l’on mène, il y a des danger, alors pourquoi s’empêcher de vivre comme l’on souhaite, pour une peur qui n’a donc pas lieu d’être !?

Bien à toi

Non classé·Pas à pas

La Chance

« La vie est une chance, saisis-là »
Mère Teresa

Beaucoup me dise chanceuse de me lancer ainsi, corps et âme dans un projet qui me tient à coeur, chanceuse de pouvoir avoir les moyens de me lancer dans ce périple, chanceuse de pouvoir me permettre de partir un an « sans rien faire de ma vie » et surtout chanceuse d’avoir le courage de me lancer !

Aujourd’hui j’ai envie de te dire que tout cela n’a rien à voir avec de la chance. Non c’est faux il y a une grande partie de la chance, celle d’être née en France, ma mère n’a pas besoin que je rapporte de l’argent pour subvenir à ses besoins, j’ai des amis, une famille qui m’écoute, même s’ils ne sont pas tous d’accord avec ce projet, et j’ai surtout de la chance de n’avoir pas eu besoin de prêt pour mes 3 premières années d’étude. J’ai cette chance là, et ça de plus en plus je remercie le ciel de connaître cette chance. Pour le reste il n’y a aucune chance, je prends juste le culot de le faire. Je n’ai aucune ressource financière, si ce n’est l’argent que je me suis fait en travaillant l’été et les week-ends, que je mettais de côté depuis 3 ans, ne m’autorisant que peu de folie. Malgré le fait de m’être serré ma ceinture, ce n’est pas un gros pactole, mais mon projet peut suivre mon budget si je ne dépasse pas les 5€ par jour, j’ai confiance, je peux y arriver ! Mon matériel je l’ai acquis peu à peu, je n’ai investi que dans très peu de chose, j’ai surtout beaucoup récupéré à droite et à gauche. Le courage de me lancer, je ne l’ai pas vraiment, si tu savais le nombre de nuit que j’ai passé à regretter de n’avoir postulé à aucun master, où je n’arrive pas à dormir, terrifiée à l’idée de concrétiser ce rêve, mais ces nuits ne sont rien contrairement à celle où j’imagine ce voyage, et surtout à tout ces moments où je construis peu à peu mon projet.

Je ne me définis pas comme une chanceuse, pour le moment j’ai plus l’impression d’être une inconsciente qui se lance les yeux fermés et les mains liées du haut d’une falaise. Je suis pétrifiée, mais j’ai l’espoir que la corde qui me retient sera assez solide pour résister au choc. Et si par malheur cette corde viendrait à céder, je sais qu’il y a toujours des cordes de sécurité, celles qui viennent de mon entourage.

Oui je suis chanceuse de pouvoir me donner les moyens de faire ce rêve, mais je suis persuadée que tu as aussi au fond de toi les moyens pour réaliser tes rêves, même les plus fous, fermes les yeux, ne réfléchis plus et saute. Le plus dur c’est de se mettre en action, si la chute est trop douloureuse, remets toi entre les mains de l’humanité des personnes, parce que je suis persuadée que si l’on demande, de l’aide peut nous être fournit, et qu’avec de l’envie, tout est possible !

Bien à toi