Non classé·Septembre

Solitude

27 septembre

Je ne te raconterais pas les jours qui viennent de s’écouler, je n’arrive pas à mettre de mot dessus. C’était les derniers jours de voyages avec Léna et je ne veux pas les partager, ni les mettre en mot nul part, pas même dans mon carnet de voyage, je veux qu’ils restent seulement gravés dans ma mémoire et que j’en garde que le meilleur. Mais je te promets qu’un jour, je te parlerais d’elle, de ça patience et surtout de sa joie.

Du coup, mon périple se continue seule. Je ne pensais pas que je pourrais souffrir de la solitude et pourtant… Pour le moment je n’arrive pas à différencier la solitude du manque, Léna me manque, tout me manque, tour ces moments que l’on partagé, les repas, les temps de pause, les galères, les rencontres, les nuits etc. En fait nous partagions tout, et pour vous dire, dormir seule m’a été dur la première nuit, je n’ai plus l’habitude… Je n’ai plus l’habitude de vivre seule et pourtant à Lyon je le faisais bien…. J’espère que je retrouverais vite mes habitudes de solitaire, sinon mon voyage risque d’être écourté. Pour le moment je ne profite que peu, être seule me pèse trop.

Si tu veux avoir ce petit bout de chemin parcouru avec Léna, elle a un compte Instagram et y a bien décrit notre quotidien, je te laisse aller le voir si tu veux ! C’est 0livier (attention avec un zéro et pas un o) Léna. Bon les publications vont cesser d’être commune mais jusqu’alors elles l’étaient !

Mais je continue, je verrais bien, je vais en direction de La Rochelle, pour aller chez mon frère et mes nièces.

Bon et si je te racontais ma journée, c’est ma deuxième journée seule, et pourtant j’ai autant galéré que la veille. Je n’ai fait que de me perdre, dans toute les zones possibles, je me suis retrouvée entre deux étangs, un chemin pas plus large qu’un Homme. Je pense qu’à pied déjà, j’aurai eu peur de tomber mais avec un vélo en plus, je ne te dis pas, je n’en menais pas très large. Je me suis perdue aussi dans les villes, et dans la campagne. En fait de partout je me suis perdue. J’ai même dû appeler mon meilleur ami pour lui demander où j’en étais de mon chemin. Sans internet et surtout sans gps la vie de cycliste n’est pas tout les jours facile… Je suis sûre que te attends le positif, il n’est pas tout de suite. Imagines, il est 15h, je roulais depuis environ 7 heures, et j’avais faim, mais ma sacoche alimentaire est vide. Je cherche désespérément un magasin, finalement je me rends dans une zone industrielle, pour trouver de quoi manger. Avoir faim et pédaler, ce n’est pas le pied. Je rencontre un québécois qui voyage à vélo aussi, il est venu en France pour 3 semaines et à déjà presque fait le tour de la France, il doit faire 100 km par jour,nous n’avons pas le même physique, mais parler avec lui était agréable, c’était ma seule vrai discussion de la journée alors évidemment je l’ai savouré.

Et maintenant le positif ?! Je suis arrivée dans un petit village, où je me suis dit qu’il y ferait bien d’y dormir. Je ne vois pourtant nul part où planter ma tente. Je vais à l’Office de tourisme, je présente mon projet, le sans argent etc. Elles sont emballées, mais ont très peur pour moi, d’après elles, dans le petit village où je me trouve, il y a beaucoup de squat illégal et c’est un peu dangereux, surtout pour une femme seule (je me retrouve de nouveau confronté à ma féminité…). Alors elles appellent… Elles appellent tout les camping pour savoir les prix, leurs expliquent mon projet, leurs présentent les risques que j’ai à dormir en camping sauvage, leurs disent qu’elles ne peuvent pas me laisser ainsi, seule et sans lieu sécurisé. Finalement un camping accepte de me faire un prix, 10 € la nuit au lieux de 17 €, une offre en or, un camping en or mais surtout des madames en or. Elles ont passé près d’une demi-heure à me chercher un camping et ont finalement obtenu ce qu’elles voulaient, je dors en sécurité. Merci à elle du font du coeur. En sécurité, avec piscine, accès privé sur la plage, et donc la mer, et aussi un camping presque rien que pour moi, nous ne sommes que 5, je dirais. En même temps, ils ferment demain.

J’ai eu beaucoup de chance. Mais au moment de monter ma tente, j’en ai un peu moins, elle casse, mais vraiment nette, je ne vais pas avoir le choix que de la changer, à part si la pièce qui a cassé se trouve dans les magasins de sport… Mais j’en doute, à voir…

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