Non classé·Septembre

C’est Complexe

Aujourd’hui, je tenais à m’excuser pour l’article d’avant, je n’arrive ni à le modifier où à faire quoi que ce soit ! Je pense que sur du long terme faire vivre ce blog sera plus une contrainte pour moi qu’un plaisir, à voir où cela me mènera, mais c’est vrai que sans internet… C’est assez complexe, sans batterie aussi !

Sinon vendredi 13, journée super dur, physiquement mais aussi moralement. Heureusement que j’avais rejoins ma compagne de voyage, je n’aurais sans doute pas tenu le coup seule. Déjà nous étions fatiguée de nos jours intensifs pour se rencontrer, mais aussi nous avions toute deux des problèmes mécaniques. Il fallait à tout prix que je trouve une chaîne pour changer la mienne, car la réparation faite par les Allemands m’empêché de changer mes vitesses, et pour elle, il fallait qu’elle change ces deux roues à cause d’un chemin pour le moins non praticable. Nous avions donc prévu d’aller à Decathlon, et de trouver rapidement un endroit pour poser notre tente. Les choses ne vont jamais comme prévues, ne l’oublies pas. Une fois le matériel acheter, nous pensions trouver vite un coin tranquille, mais avec la chaleur et la fatigue nous avons pas vu que nous tournions en rond, et sans jamais trouver de coin sympa pour dormir. Alors voilà à 17h nous étions de retour à orange, désemparée de notre journée, sans avoir réparer quoi que se soit et sans eau potable. De quoi nous mettre un moral à 0. Finalement nous avons trouver le courage de traverser le Rhône (en poussant nos vélo car le mal de crâne du au manque d’hydratation nous mettait en danger.) De ce côté du Rhône, nous avons trouvé un petit coin, très sympa où nous avons planté la tente et dormit, non loin des chasseurs, pas rassurant !

Nous nous sommes réveillées dans la bonne humeur, pnous avions trouvé un logent pour le soir même, non loin d’où nous étions. Parfais, journée repos très agréable. Nous avons prit le temps de faire plus ample connaissance et c’est vraiment une personne formidable, qui à une belle vision des choses et de la vie en général. Le soir nous étions dans une famille qui accueillait aussi un norvégien, mais sans eux, car ils avaient une soirée. Nous avons beaucoup parlé anglais mais c’était une belle rencontre. Le lendemain, départ prevu assez tôt, finalement nous sommes parties tard et en direction du pont du Gard. Nos hôtes nous avaient conseillé un petit spot au bort du Gardon. Toutes motivées nous sommes parties, vite rattrapé par un col, dur d’aller en haut pour nos pauvres jambes pas encore formées et notre endurance pas du tout présente. Mais nous sommes arrivées en haut fière, ce qui nous a permit de faire une belle descente. Après quelques galères, nous faisons le choix de ne pas aller voir le pont du Gard mais de directement aller nous poser pour dormir. Après une arrivée tardive, et une bonne baignade, nous sommes appelées, c’est avec surprise que nous retrouvons nos hôtes de ce matin.

La nuit fût belle, le matin, très matinal (6h), l’eau de la rivière très froide pour une douche, mais il fallait à tout prit que l’on fasse vaisselle mais aussi entretien des vélos. Pour ma part, les réparations de la chaîne ne suffisaient pas et je ne pouvais pas passer toute les vitesses. Ce fut plus long que prévu, j’arrivais avec surprise à changer une chaine mais mon dérailleur n’en faisait qu’à sa tête, mais j’ai eu raison de lui et nous voilà 3 heures après sur les routes. Premier objectif, trouver à manger, nous avons fait le choix de ne rien acheter et depuis hier soir, nous n’avions rien mangé. Première boulangerie, première etape, qui demande ?! Pleine de motivation, je me lance, la dame est très accueillante mais refuse. Nous continuons et visitions le pond du Gard, trop touristique à notre goût. Nous repartons bien vite la faim au ventre, pour nous arrêter de nouveau dans une ferme, j’essaie de parler, mais je ne sais pour quelles raisons j’ai paniqué, mais Léna a prit le relais. Et nous voilà reparties avec 3 beaux melons, nous en mangeons un aussitôt, fières de nous. Nous voilà repartis. Notre chemin fut long et assez complexe mais nous atterissons enfin à Fontvieille, un petit village tout mignon, nous n’avons pas la foi de chercher un endroit pour poser notre tente. Nous nous installons devant un Intermarché, et je décide d’aller demander à la mairie. Là bas on me conseille de demander à l’église, je m’y rends mais ni devant ni dans la cure il n’y a quelqu’un. Je repars un peu déçus. Arriver sur le parking où Léna était, je la retrouve avec un grand sourire, elle a réussi à obtenir, des tomates, des bananes des madeleines, des cookies et une baguette. Nous faisons le choix de retourner à l’église. Il y a un panneau avec les numéros des prêtes. Je décide d’appeler, ça ne coûte rien. Je suis tombée sur un diacre adorable qui m’a donné plein de numéro. J’en appelle deux, et cela est suffisant pour trouver l’hébergement dans une famille de paysan, qui nous invite même à leur repas. La suite je vous la raconterai plus tard je dois aller manger !

Le repas était super bon, l’ambiance super agréable, très familial, il y avait du monde à table, ça me rappelle des souvenirs. C’est une famille que je me rappellerais je pense, pour leur générosité, la famille Rebuffat, qui à adopté 3 enfants, qui donne plus que ce qu’ils ont et qui accueille tout ceux qui demandent.

Le lendemain nous repartons, les yeux pétillants de leur gentillesse et générosité, direction Arles, nous allons y arriver. En chemin nous croisons une énorme abbaye, celle de Montjour que nous décidons d’aller visiter si possible. Au premier abord nous sommes déçues, il faudrait payer. Finalement dans les tarifs nous voyons que c’est gratuit pour les moins de 25 ans, c’est parfait. C’était une belle visite, qui nous à un peu coupé notre rythme de vélo, nous avons galérer à monter les marchés par manque d’habitude et nous avions l’impression qu’à chaque pas nous allions tomber. Marcher n’est vraiment plus notre quotidien ! Nous en avons prit plein les yeux. Et nous voilà repartis toute motivée pour Arles. Arrivée là bas on se perd un peu, mais avec un bon gps on s’y retrouve vite ! Nous voilà à l’Office de tourisme où l’on aimerait laisser nos bagages pour visiter mais impossible, il y a trop de risque d’attentat… Nous allons tenter à l’église, au presbytère mais rien toujours la même phrase, cela peut-être dangereux. Nous décidons d’aller de nouveau à Decathlon, faire des investissements utiles qui nous ruines un peu, et faisons le choix de nous poser dans un camping, pour deux jours au moins nous y laisserons nos bagages et pourrons visiter Arles sans soucis.

Le camping est plus cher que prévu, Léna a déjà dépensé tout ce qu’elle avait prévu, mais tient malgré tout à payer. C’est sûrement une des dernières fois où l’on se paye ce luxe, car le voyage sans argent en prend cher. Alors on profite, de l’eau à volonté, de la douche chaude, du calme et surtout de la piscine.

Ah oui, j’oubliais mais depuis quelques jours, nous nous faisons harceler par les moustiques, ça gratte de partout, parfois cela devient même invivable.

Aujourd’hui (mercredi 18) gros coup dur, je n’ai même pas envie de vous raconter la journée… Nous avons apprit que pour Léna, c’est sûrement la fin de l’aventure, elle doit cesser pour des raisons familiales. Je suis tellement triste pour elle, déçu aussi de n’avoir partagé que si peu avec elle, c’est vraiment une personne formidable. Je ne sais pas trop encore où j’en suis, je ne sais pas si je vais continuer l’aventure seule, j’y ai tellement prit de plaisir de le partager avec elle. Je me rend compte que j’ai de la chance de l’avoir rencontré, nous avons les mêmes visions du voyage et c’est vrai qu’être avec elle est sacrément rassurant. Elle a le culot pour beaucoup de choses et n’a que très rarement peur (parfois un peu trop), un jour je vous ferrais un article rien que sur elle, sur ce qu’elle m’a apprit, et enseigné, et ce que je retiens d’elle.

Pour le moment, ça nous fends le coeur, et à elle, et à moi de finir ainsi. Heureusement, il y a eu Cecilia qui nous a remonté le moral, jamais je ne lui dirait suffisamment merci. Nous nous sommes arrêtées à une boulangerie en fin de journée pour demander de quoi manger, elle nous a donné 2 fougasse, 4 pizzas, 2 beignets au sucre et un beignet au chocolat. Elle nous a offert le sourire, le réconfort, et un petit moment de répit dans nos inquiétudes respectives.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit ! Les deux jours à Arles étaient agréables, c’était simple et on c’est bien reposée. Jeudi nous avions prévu une journée toute petite (10km), pour aller jusqu’à Miramas, où Léna connaissait quelqu’un qui pouvait nous accueillir. Mais il en fut autrement, nous voulions commencer par aller voir le marché d’Arles, qui malheureusement n’etait pas présent nous avons alors décidé de voir la mer. Alors nous voilà toute contentes parties en direction du sud. Première difficulté, nous prenons une route indiquée par le GPS qui est barrée. Qu’importe, nous voulions aller à la mer, nous irions. Nous nous engageons dans la route qui est très agréable, sans voiture et assez bien entretenue. Mais après quelques minutes bien agréable, première difficulté, la route est barrée par une usine étrange qui semble abandonnée, toute clôturée. Léna part en repérage, si on fait le tour de l’usine la route continue de l’autre côté. Mais faire rouler nos vélo dans l’herbe, avec de beaux chardons nous rassure pas, mais nous n’avons pas le choix. Arrivées de l’autre côté nous rejoignons finalement une route en circulation. C’est avec surprise que l’on remarque que l’usine n’est pas abandonnée. Étrange… Nous continuons, nous avons hâte de voir la mer. La route est agréable, jusqu’à un parc naturel que le GPS nous indique qu’il faut traverser, sur un sentier plus où moins indiqué. Sûr de nous, nous nous y engageons. Le paysage est magnifique, nous nous croyons dans la savane, toute désertique et aride. Après un petit temps nous commençons à pâtir du chemin et surtout des gros cailloux qui s’y trouve. Plus on avance et moins nous avons l’impression de pouvoir sortir de ce parc. Il est midi, et nous sommes dans unes zone désertique, rien de mieux pour de bons coups de soleil… Après une longue route qui nous paru une éternité, nous croisons une rivière, étonnant dans ce lieu si aride. Nos genoux nous font mal, les fesses souffrent, nous avons de plus en plus peur pour les vélos, mais nous n’avons pas le choix d’avancer. Finalement nous trouvons enfin une sortie ! Soulagée ! Soulagée ? La route que nous indique le GPS est une nationale, les grosses nationales où les voitures roulent à 130 km/h… J’hésite, après l’avoir traversé, je demande à Léna s’il n’y aurait pas d’autre route, mais il faut se rendre à l’évidence, nous n’avons pas le choix. Au début, c’était faisable, les voitures et surtout les camions nous doublés sur l’autre voie. Mais c’était trop simple, nous nous sommes retrouvées au milieu de travaux, la route se rétrécit en une voie et sans bas côté. Léna se sent de continuer, pour ma part, c’est inenvisageable, nous ne pouvions pas rouler sur la route au milieu des camions sans qu’ils aient la possibilité de nous doubler, même sur 500 mètres… Seul solution, traverser la route pour aller dans l’herbe. Léna traverse assez facilement, mais pour ma part, je ne peux me résoudre à traverser. J’ai conscience que je n’ai pas d’autre choix mais je suis terrifiée, je vois Léna de l’autre côté qui m’encourage, je vois les camions d’en face qui s’arrête pour me laisser passer. C’est plus fort que moi, je suis pétrifiée et j’y arrive pas. Je cherche en vain une autre solution, je sais qu’il n’en existe pas, il faut que je traverse. Ne me demandez pas comment j’y suis arrivée mais j’ai fini par passer de l’autre côté. C’est les larmes aux yeux que je pousse mon vélo, je suis horrifiée mais il faut avancer. À la fin des travaux, il faut de nouveau traverser, mais c’est bien plus faisable. Nous cherchons désespérément une sortie à cette route, mais la prochaine est loin. Nous nous arrêtons alors sur une aire de repos. Léna est très rassurante et essaie de tout faire pour qu’on sorte le plus vite. La faim commence à se faire sentir. Il est 14h, et nous n’avons toujours pas mangé, nous voulons sortir de là avant. Après encore une heure de route dans cette situation très inquiétante, nous sortons, enfin ! À ce moment là je me rends côté que mon pneu de devant est totalement à plat. Nous trouvons un petit parc très mignon, où l’on mange les pizzas de Cécilia, et où je repars mon vélo. Pendant ce temps Léna cherche une route pour retourner à Miramas, nous n’avions plus envie de voir la mer,et nous voulions finir cette journée au plus vite. Mais la seule route envisageable était de nouveau la nationale, c’était pas imaginable. Ares de multiples recherches, nous trouvons un chemin de terre qui nous fait éviter cette maudite route, tant pis pour nos vélos, nous reprenons des chemins de terre. C’en est trop pour mon vélo, une sacoche avant lâche, j’essaie de la remettre comme je peux mais elle retombe aussitôt. Je n’en peux plus, j’essaie de l’attacher tant bien que mal sur le porte bagage mais rien n’y fait elle tombe… Je m’énerve, en plus je ne peux plus poser mon vélo, la béquille à lâché elle aussi. Je ne sais plus quoi faire et je suis à bout. Heureusement Léna propose de prendre les affaires dans ses sacoches. Je fini par mettre la mienne en bandoulière. J’étais bien déséquilibrée, mais qu’importe je voulais finir cette journée. Nous devons de nouveau pousser nos vélos, le chemin est impraticable. Finalement nous recroisons une route, mais je n’ai plus de force et plus l’envie. Heureusement Léna m’encourage, va à mon rythme (qui doit être bien inférieur au 10km/h…). Arrivé à Miramas, incapable de trouver la maison, le GPS indique n’importe où… Léna gère et nous finissons par trouver. Merci à elle pour cette journée, elle a tout prit en main et a été tellement rassurante à mon égard, jamais je ne pourrais suffisamment la remercier. Merci Léna !

Ambiance assez étrange chez les personnes, malgré leur bienveillance et nous sommes assez contente d’en repartir le matin, en aillant trouvé un lieu pour le weekend. Marion (ma meilleure amie) nous accepte chez elle, malgré qu’elle n’y soit pas. Nous avons la perspective d’un appartement rien que pour nous pour un weekend, parfait, il prévoit tempête pour dimanche.

Un petit point réparation s’impose, trop de chose déraille sur mon vélo, la béquille, une sacoche, le frein avant, la pompe, et aussi ma sonnette qui est tombée en plein milieu d’une roue. Finalement à par mettre du scotch sur ma sacoche pour qu’elle tienne, je ne peux rien faire de plus. Nous repartons sur les roues et nous arrêtons sur le bord d’une immense étendu d’eau qui fait penser à la mer, mais ce n’est qu’un lac. Il n’empêche que le paysage est magnifique. Nous nous y arrêtons pour manger. En direction de Aix en Provence nous rencontrons un col, par très intense, mais long. J’ai du mal à suivre le rythme. Arrivées à Aix, nous retrouvons les joies de la ville, les bouchons, conduite super fatigante, et c’est dur d’arriver à avancer sans avoir à slalomer entre les voitures. Finalement nous arrivons où nous indique le GPS, mais ce n’est pas le bon endroit. Avec l’aide des colocataires de Marion, nous trouvons. Elles nous accueillent adorablement chez elles, malgré leur gêne à notre égard. Elle nous propose même de sortir avec elle, nous refusons, trop fatiguées. Nous avons alors l’appartement pour nous. Léna en profite pour faire de la vrai cuisine et moi je vais prendre une bonne douche. C’est agréable de sortir de la salle de bain et de sentir une si bonne odeur. Léna est une très bonne cuisinière (mieux que moi mais ce n’est pas très compliqué !)

Bien à toi

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